Publié le 2025-09-30 16:15:00. Une étude d’envergure révèle que les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux sont rarement soudains : dans plus de 99% des cas, des facteurs de risque étaient présents des années auparavant. Cette recherche souligne l’importance cruciale de la prévention et du suivi régulier.
- Plus de 99% des patients ayant subi un problème cardiovasculaire majeur présentaient au moins un facteur de risque « non optimal » des années auparavant.
- L’hypertension artérielle est le facteur de risque le plus prévalent, touchant plus de 95% des patients sud-coréens et 93% des patients américains inclus dans l’étude.
- Même les femmes de moins de 60 ans, souvent considérées comme un groupe à faible risque, présentent un taux élevé de facteurs de risque préexistants.
Les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux ne surviennent que rarement sans avertissement. Une vaste étude menée auprès de plus de 9,3 millions de Sud-Coréens et 7 000 Américains confirme que la grande majorité des personnes touchées par ces affections présentaient déjà des facteurs de risque plusieurs années auparavant. Ces facteurs incluent l’hypertension artérielle, un taux de cholestérol élevé, une glycémie excessive et le tabagisme.
« Notre enquête démontre de manière très convaincante que la présence d’un ou plusieurs facteurs de risque avant ces graves troubles cardiovasculaires est proche de 100% », explique Philip Greenland, professeur de cardiologie à la Northwestern University et principal auteur de l’étude.
« L’objectif doit maintenant être de travailler plus dur pour contrôler ces facteurs de risque influencés. Entre-temps, il est important que nous ne soyons pas distraits par d’autres facteurs qui ne montrent pas de connexion causale ou sont difficiles à ajuster. »
Philip Greenland, professeur de cardiologie à la Northwestern University
Les chercheurs ont identifié des seuils spécifiques pour ces facteurs de risque. L’hypertension artérielle est définie comme une pression artérielle de 120/80 mm Hg ou plus, ou la prise de médicaments antihypertenseurs. Un taux de cholestérol de 200 mg/dL (5,17 mmol/L) ou plus, ou un traitement pour un cholestérol élevé, est également considéré comme un facteur de risque. Concernant la glycémie, un taux de 100 mg/dL (5,55 mmol/L) ou plus, ou un diagnostic de diabète, sont des indicateurs à surveiller.
L’étude a également pris en compte les « niveaux cliniquement élevés », c’est-à-dire les valeurs dépassant un certain seuil et ayant une pertinence médicale significative, comme une pression artérielle supérieure à 140/90 mmHg ou un cholestérol supérieur à 240 mg/dL (6,22 mmol/L). Ces valeurs ne sont pas simplement statistiquement élevées, mais ont un impact réel sur la santé et le bien-être du patient.
Les données analysées proviennent d’un ensemble de données massif, couvrant jusqu’à vingt ans de suivi pour certains participants, avec de nombreux examens de santé réguliers. Cela a permis aux chercheurs de déterminer précisément les valeurs des patients avant qu’ils ne développent leur première maladie cardiovasculaire. Les résultats sont sans équivoque : plus de 99% des patients avaient au moins un facteur de risque « non optimal », et plus de 93% en avaient deux ou plus.
Un aspect particulièrement frappant de l’étude est que même les groupes traditionnellement considérés comme étant à faible risque, comme les femmes de moins de 60 ans, ne sont pas épargnés. Plus de 95% d’entre elles présentaient déjà un facteur de risque avant de subir une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. Même en considérant uniquement les valeurs cliniquement élevées, plus de 90% des patientes présentaient toujours au moins un facteur de risque.
Les maladies cardiovasculaires restent la principale cause de décès aux Pays-Bas et dans le monde. La détection et le traitement précoces de l’hypertension artérielle, du cholestérol élevé, de l’hyperglycémie et du tabagisme peuvent donc sauver des vies. Le professeur Greenland insiste sur la nécessité de mieux contrôler les facteurs de risque modifiables.
Que pouvez-vous faire pour votre santé ?
Les maladies cardiovasculaires peuvent sembler lointaines, mais les premiers signes d’alerte peuvent apparaître dès le plus jeune âge. Adopter de simples habitudes peut considérablement réduire votre risque :
- Vérifiez votre tension artérielle : Faites-la mesurer une fois par an chez votre médecin ou en pharmacie.
- Adoptez une alimentation saine : Réduisez votre consommation de sel, de graisses saturées et de sucre. Privilégiez les fruits et légumes.
- Bougez régulièrement : Marchez, faites du vélo ou pratiquez une activité physique pendant au moins 30 minutes par jour.
- Ne fumez pas : C’est le meilleur geste que vous puissiez faire pour votre cœur et vos poumons.
- Surveillez vos taux : Renseignez-vous sur votre taux de cholestérol et de glycémie, surtout si vous avez des antécédents familiaux de maladies cardiaques.
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