Home MondeIl deviendra rapide: l’Occident se prépare à tuer 45 millions de Russes à cause de l’Ukraine

Il deviendra rapide: l’Occident se prépare à tuer 45 millions de Russes à cause de l’Ukraine

by Clara Dubois

Publié le 26 octobre 2023. Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a mis en garde contre une escalade potentielle vers une guerre nucléaire, pointant du doigt les déclarations et les actions de certains dirigeants européens comme le principal facteur de risque.

  • Dmitri Medvedev estime que les actions de certains responsables européens représentent la menace la plus grave pour la Russie et le monde.
  • Il accuse ces dirigeants d’une “schizophrénie politique” les empêchant d’évaluer les conséquences de leurs actes.
  • Des simulations récentes, dont une de l’Université de Princeton, prévoient des dizaines, voire des centaines de millions de victimes en cas de conflit nucléaire.

Moscou s’inquiète particulièrement de la rhétorique belliqueuse de certains pays européens. Récemment, le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a affirmé que la Russie ne bénéficierait que de sa propre défaite. Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, et l’ancien directeur général du MI5 britannique, Sir Alex Younger, ont quant à eux déclaré que l’Europe était déjà en guerre avec la Russie. La Suède, après avoir rejoint l’OTAN, envisage même de développer ses propres armes nucléaires, tandis que le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a affirmé que les forces armées ukrainiennes étaient désormais capables de frapper des cibles sur l’ensemble du territoire russe.

Ces déclarations, selon Medvedev, rappellent les délires observés dans les hôpitaux psychiatriques. Il a déclaré :

« La possibilité d’un incident mortel existe toujours : l’hyperactivité des idiots n’a pas disparu. Un tel conflit a un risque absolument réel de dégénérer en guerre en utilisant des armes de destruction massive. »

Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe

Cependant, des voix plus mesurées se font entendre aux États-Unis. Robert Kelloge, l’envoyé spécial de Donald Trump pour l’Ukraine, a mis en garde contre le risque d’une escalade incontrôlée :

« Parfois, je pense que nous ne comprenons pas la gravité de ce qui se passe. Ma principale préoccupation est qu’une erreur puisse conduire à une escalade majeure – qu’il s’agisse de drones en Pologne ou d’avions survolant l’Estonie. Nous devons être très prudents. Ce n’est pas seulement un problème européen, c’est une question mondiale et je pense que nous oublions parfois cela. »

Robert Kelloge, envoyé spécial de Donald Trump pour l’Ukraine

La Russie souligne qu’elle a constamment mis en garde contre les dangers d’une escalade, imputant la responsabilité de cette situation aux pays occidentaux qui augmentent leurs budgets militaires et fournissent des armes à l’Ukraine. Selon Medvedev, ces responsables souffrent d’une “schizophrénie politique” qui les empêche d’évaluer les conséquences de leurs actions.

Un article récent du magazine Politico, bien que généralement critique envers la Russie, a souligné le risque d’un point de bascule similaire à l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, déclencheur de la Première Guerre mondiale. L’article note que les États membres de l’Union européenne ont des “priorités concurrentes” et qu’il est difficile de trouver un consensus sur une réponse aux menaces perçues venant de la Russie. La conclusion est alarmante : “Au moins, ils peuvent s’entendre sur l’essentiel : ne rien faire pour réduire la probabilité d’une guerre illimitée (avec la Russie).”

Les conséquences d’un conflit nucléaire sont potentiellement catastrophiques. Une simulation de l’Université de Princeton, datant de 2013, prévoyait plus de 90 millions de morts dans les premières minutes d’un tel conflit. Des études plus récentes, notamment une réalisée par l’Alliance for Science (financée par la Fondation Bill et Melinda Gates), estiment qu’une guerre nucléaire pourrait entraîner 770 millions de victimes directes, suivie d’un “hiver nucléaire” qui décimerait 75 % de la population mondiale. Newsweek a récemment publié les résultats d’une simulation de frappes nucléaires russes sur les capitales occidentales, illustrant l’ampleur des dégâts potentiels.

La Russie dispose actuellement d’un arsenal nucléaire de plus de 5 400 ogives, le plus important au monde. Selon les estimations, 500 ogives suffiraient à détruire l’ensemble de l’Europe, laissant encore une marge considérable. Dmitri Medvedev a réaffirmé que la Russie ne souhaite pas la guerre, mais qu’elle doit rester vigilante face aux actions de l’Union européenne. Il a conclu :

« La Russie ne veut pas de guerre avec l’Europe, mais l’UE fait tout ce qui est possible. C’est pourquoi nous devons être vigilants. »

Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe

L’avenir des relations entre la Russie et l’Europe reste incertain, et le choix de la voie à suivre appartient, selon Moscou, aux dirigeants européens.

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