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Démence du sommeil et santé du cerveau: une nouvelle étude

by Sophie Martin

Publié le 2025-10-01. Une nouvelle étude révèle que le manque de sommeil peut accélérer le vieillissement du cerveau, le rendant biologiquement plus âgé que l’âge réel d’une personne. Les chercheurs de l’Institut Karolinska ont établi un lien entre la qualité du sommeil et l’âge biologique du cerveau, en soulignant le rôle de l’inflammation.

  • Un mauvais sommeil est associé à un vieillissement cérébral accéléré, équivalant en moyenne à un an supplémentaire sur le plan biologique.
  • La qualité du sommeil, évaluée selon plusieurs facteurs, est corrélée à l’âge biologique du cerveau mesuré par IRM.
  • L’inflammation de bas grade dans le corps pourrait être l’un des mécanismes reliant le sommeil et le vieillissement cérébral.

Bien dormir ne serait pas seulement essentiel pour l’énergie et le bien-être quotidien, mais également pour la santé à long terme de notre cerveau. Une étude approfondie menée par l’Institut Karolinska et publiée dans la revue scientifique Ebio Medicine, met en évidence un lien significatif entre la qualité du sommeil et la vitesse à laquelle le cerveau vieillit.

Les chercheurs ont constaté que chaque diminution d’un point de la qualité du sommeil correspondait à une augmentation d’environ six mois de l’âge biologique du cerveau. En d’autres termes, les personnes souffrant de troubles du sommeil présentaient un cerveau qui semblait, en moyenne, un an plus âgé que leur âge réel.

Cette découverte s’inscrit dans le cadre de recherches antérieures liant le mauvais sommeil à un risque accru de démence. Cependant, il restait à déterminer si les problèmes de sommeil contribuaient au développement de la démence ou s’ils en étaient simplement un symptôme précoce. L’étude de l’Institut Karolinska apporte un nouvel éclairage sur cette question.

« Nous avons observé que chaque point de diminution de la qualité du sommeil correspondait à une augmentation de l’âge du cerveau d’environ six mois. Les personnes ayant un mauvais sommeil avaient un cerveau qui semblait en moyenne un an de plus que leur âge réel. »

Abigail Dove, chercheuse au Département de neurobiologie, des sciences de la santé et de la société à Karolinska Institutet

Pour évaluer l’âge biologique du cerveau, les chercheurs ont utilisé une technique basée sur l’analyse d’images par résonance magnétique (IRM). Ils ont également recueilli des informations auprès des participants concernant leur qualité de sommeil, en tenant compte de cinq facteurs : leur préférence pour le matin ou le soir, la durée de leur sommeil, leurs difficultés à s’endormir, leurs ronflements et leur niveau de fatigue diurne.

L’étude a également révélé que l’inflammation de bas grade dans le corps jouait un rôle dans cette relation. Les niveaux d’inflammation des participants ont été mesurés, et il a été constaté que l’inflammation expliquait environ 10 % du lien entre la qualité du sommeil et l’âge du cerveau.

« Les résultats fournissent un soutien à l’idée que le mauvais sommeil contribue à un vieillissement plus rapide du cerveau et indiquent l’inflammation comme l’un des mécanismes sous-jacents. »

Abigail Dove, chercheuse au Département de neurobiologie, des sciences de la santé et de la société à Karolinska Institutet

D’autres facteurs pourraient également expliquer comment le manque de sommeil accélère le vieillissement du cerveau, notamment un dysfonctionnement du système de nettoyage des déchets cérébraux et un impact négatif sur la santé cardiovasculaire.

Néanmoins, les chercheurs soulignent qu’il est possible d’améliorer la qualité de son sommeil et, par conséquent, de préserver la santé de son cerveau. Des habitudes de sommeil plus saines pourraient potentiellement prévenir le vieillissement accéléré du cerveau et même réduire le risque de détérioration cognitive.

Pour en savoir plus sur l’amélioration du sommeil, vous pouvez consulter cet article.

Il est important de noter que les participants à l’étude provenaient de la base de données britannique UK Biobank, et qu’ils étaient généralement en meilleure santé que la population générale. De plus, les informations sur la qualité du sommeil étaient basées sur les déclarations des participants eux-mêmes. L’étude a été menée en collaboration avec des chercheurs de plusieurs institutions, dont le Gymnastics and Sports College, l’Université médicale de Tianjin et l’Université du Sichuan.

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