La ville de Bordeaux intensifie sa lutte contre le moustique-tigre, visant à traiter 100 % de ses espaces et bâtiments publics.
Le moustique-tigre n’est plus seulement une nuisance estivale pour les habitants du Port de la Lune, c’est un enjeu de santé publique. Depuis plus d’une décennie, l’insecte s’implante durablement, favorisé par le changement climatique. Face à ce constat, la municipalité bordelaise a décidé de passer à la vitesse supérieure pour limiter la prolifération d’un insecte potentiellement vecteur de maladies
.
L’objectif des 100 % du Centre de démoustication de Bordeaux-Métropole
Le pivot de la riposte bordelaise repose sur une extension massive du traitement des gîtes larvaires. Le Centre de démoustication de Bordeaux-Métropole, qui assure déjà une gestion préventive, voit son champ d’action s’élargir considérablement. L’ambition est claire : passer d’une couverture de 40 % de la superficie de la métropole à 100 % de l’espace et des bâtiments publics.

Cette intensification ne se limite pas aux rues. Elle englobe désormais les établissements et bâtiments communaux. Parallèlement, la ville a mis en place un diagnostic spécifique pour les structures sensibles comme les écoles, les crèches et les Ehpad. Ces diagnostics peuvent entraîner la pose de moustiquaires ou une modification complète des systèmes d’évacuation des eaux.
Le kit de démoustication et la responsabilité individuelle
La municipalité mise sur un levier simple : l’action citoyenne. La ville souligne qu’une réduction de 80 % de la présence des moustiques est possible grâce à des gestes individuels visant à éliminer les eaux stagnantes, lieux de ponte et de développement des larves.
Ces kits comprennent :
- Des granulés larvicides.
- Du sable pour les coupelles de plantes.
- Un flyer pédagogique sur les bons réflexes.
- Un autocollant pour identifier les foyers engagés dans la démarche.
La vigilance s’étend même à l’urbanisme. Les particuliers déposant des demandes de permis de construire ou d’autorisation de travaux recevront désormais des conseils spécifiques pour éviter que leurs projets ne favorisent la prolifération des moustiques.
Poissons Gambusies et oiseaux insectivores : le pari naturel
Au-delà de la chimie, Bordeaux expérimente la lutte biologique. La ville introduit des poissons gambusies, prédateurs naturels des larves, dans ses bassins artificiels. Cette approche est complétée par l’installation d’abris pour attirer des oiseaux insectivores, notamment les mésanges et les moineaux.

Le volet végétal est également mobilisé. La municipalité développe la plantation d’espèces réputées répulsives dans les espaces publics, citant notamment la lavande, le géranium et la citronnelle.
Risques sanitaires : Au-delà du moustique-tigre
Si l’effort se concentre sur le moustique-tigre, la vigilance doit s’étendre à d’autres espèces. Plusieurs genres de moustiques présentent des risques en France.
| Genre de moustique | Maladies potentiellement transmises |
|---|---|
| Aedes (dont le Tigre) | Dengue, chikungunya |
| Anophèles | Paludisme (environ 60 espèces vectrices sur 400) |
| Culex | Virus du Nil occidental |
Bien que les cas de transmission restent rares sur le territoire français, le moustique est responsable mondialement d’un nombre de décès supérieur à celui des requins ou des serpents. Outre les maladies graves, certaines piqûres peuvent provoquer des réactions allergiques.
Note : Ces informations sont fournies à titre indicatif. Pour tout symptôme ou conseil de prévention santé, veuillez consulter un professionnel de santé qualifié.
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