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L’université est un fonds de 475 000 £ dans la technologie d’eczéma «révolutionnaire»

Publié le 1er octobre 2025 à 23h19. Un capteur vibroacoustique développé par l'université d'Édimbourg pourrait révolutionner le diagnostic et le suivi de l'eczéma, en offrant une alternative objective aux méthodes d'évaluation visuelle souvent imprécises. Le dispositif mesure les…

L’université est un fonds de 475 000 £ dans la technologie d’eczéma «révolutionnaire»

Publié le 1er octobre 2025 à 23h19. Un capteur vibroacoustique développé par l’université d’Édimbourg pourrait révolutionner le diagnostic et le suivi de l’eczéma, en offrant une alternative objective aux méthodes d’évaluation visuelle souvent imprécises.

  • Le dispositif mesure les changements de rigidité et d’hydratation des tissus cutanés grâce à de légères vibrations.
  • Il fonctionne avec précision sur tous les types de peau, y compris les peaux foncées où les évaluations visuelles sont plus difficiles.
  • Le projet a reçu plus de 480 000 £ de financements publics pour poursuivre les essais cliniques et créer une entreprise dédiée.

Cette nouvelle technologie, issue des travaux de l’École d’ingénierie et de sciences physiques de l’université d’Édimbourg, promet de mettre fin à des années de souffrance pour des millions de patients au Royaume-Uni atteints d’eczéma. Actuellement, le diagnostic de cette affection cutanée repose principalement sur l’observation visuelle, une méthode qui peut être subjective et peu fiable, en particulier pour les personnes ayant une peau plus foncée. Le nouveau capteur, quant à lui, fournit des mesures objectives et quantifiables des propriétés mécaniques de la peau.

Selon le professeur Michael Crichton, à l’origine de cette innovation, il s’agit d’un «changement fondamental dans la façon dont nous abordons la gestion de l’eczéma».

« Plutôt que de s’appuyer uniquement sur des évaluations visuelles, qui n’ont pas évolué depuis des décennies et peuvent être particulièrement peu fiables pour les patients avec des tons de peau plus foncés, notre capteur fournit des mesures objectives de ce qui se passe sous la surface de la peau. »

Professeur Michael Crichton, École d’ingénierie et de sciences physiques, Université d’Édimbourg

Le capteur analyse l’élasticité et la viscoélasticité de chaque couche de la peau, détectant ainsi les variations de rigidité et d’hydratation qui signalent l’inflammation et la progression de la maladie. Le Dr Connor Bain, ingénieur en charge du développement technique, explique que cette approche permet aux professionnels de santé de prendre des décisions éclairées sur l’efficacité des traitements plus rapidement, réduisant potentiellement la durée des essais infructueux. Il souligne également l’importance de la neutralité du capteur :

« Ce qui rend notre approche particulièrement puissante, c’est qu’elle fonctionne aussi bien sur tous les tons de peau, en évitant les biais qui peuvent être courants dans les évaluations visuelles où des paramètres comme les rougeurs sont difficiles à évaluer sur la peau plus foncée. »

Dr Connor Bain, ingénieur technique

L’université Heriot-Watt, également impliquée dans le projet, met en avant le fait que ce capteur comble un manque crucial dans la prise en charge de l’eczéma et du psoriasis. Les patients sont souvent confrontés à un long et frustrant processus d’essais et d’erreurs avec différentes crèmes et médicaments. L’eczéma, ou dermatite atopique, touche jusqu’à 20 % des enfants et 10 % des adultes au Royaume-Uni.

L’équipe de recherche va désormais tester le capteur sur des patients atteints d’eczéma modéré qui n’ont pas répondu aux traitements de première et deuxième intention. Des retours d’expérience seront recueillis auprès des patients et des cliniciens afin d’optimiser l’ergonomie et la convivialité du dispositif. Le professeur Richard Weller, dermatologue et chercheur à l’Institut de régénération et de réparation d’Édimbourg, insiste sur les limites du système actuel :

« Le système actuel de gestion de l’eczéma est dépassé et inefficace. Les patients passent généralement par plusieurs cycles de traitement avec des médicaments de plus en plus puissants et coûteux, en attendant des semaines ou des mois pour voir si chacun fonctionne. Sans mesures objectives, nous prenons souvent des décisions de traitement basées sur l’inspection visuelle seule, qui peut être très subjective. »

Professeur Richard Weller, dermatologue, NHS Research Scotland et Université d’Édimbourg

Il ajoute que cette technologie pourrait permettre de fournir des soins dermatologiques de qualité en dehors des hôpitaux, réduisant ainsi les délais d’attente et améliorant les résultats pour les patients.

Le Dr Sara Medina-Lombardero, de l’université Heriot-Watt, précise que les essais cliniques permettront de valider la corrélation entre les mesures objectives du capteur et les évaluations des dermatologues. Si les résultats sont positifs, le capteur pourrait être utilisé pour le suivi des traitements et le diagnostic dans les pharmacies et les centres de santé locaux.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.