Publié le 2024-02-29 14:35:00. Le cancer du sein demeure la première cause de cancer chez les femmes à l’échelle mondiale, mais des disparités considérables persistent en matière de dépistage et de survie, notamment entre les pays riches et les pays en développement. Une nouvelle étude de la Fédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique (FIGO) met en lumière ces inégalités et propose des pistes pour améliorer la situation.
- Plus de 2,3 millions de nouveaux cas de cancer du sein ont été diagnostiqués en 2022, entraînant 670 000 décès.
- Seulement 21% des pays africains disposent de programmes de dépistage organisés, contre 96% en Europe.
- Les taux de survie varient considérablement, passant de 40% dans les pays à faible indice de développement humain (IDH) à 90% dans les pays à revenu élevé.
Le cancer du sein continue de représenter un défi majeur de santé publique à travers le monde. En 2022, plus de 2,3 millions de femmes ont reçu un diagnostic de cette maladie, et 670 000 y ont succombé. Malgré les progrès réalisés dans la recherche et les traitements, les taux de mortalité restent inacceptablement élevés, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire, où l’accès au dépistage et à une prise en charge précoce est souvent limité.
Une récente publication du Comité FIGO sur les examens de la santé du sein analyse les politiques nationales de dépistage et de détection précoce dans sept pays différents – le Chili, l’Allemagne, l’Inde, le Mexique, les Philippines, le Sénégal et les États-Unis. Cette étude offre une perspective globale sur les obstacles à surmonter et les solutions à mettre en œuvre pour améliorer les résultats pour les patientes.
L’analyse révèle des inégalités criantes. Alors que la grande majorité des pays européens (96%) ont mis en place des programmes de dépistage organisés à l’échelle de la population, seulement un pays sur cinq en Afrique peut en dire autant. De plus, les femmes vivant dans les pays à faible IDH sont beaucoup plus susceptibles de mourir du cancer du sein, avec des taux de survie qui peuvent être aussi bas que 40%, comparés aux 90% observés dans les pays à revenu élevé.
Plusieurs facteurs contribuent à ces disparités. Le manque d’infrastructures médicales adéquates, une sensibilisation insuffisante du public, des contraintes financières et l’absence de directives de dépistage cohérentes sont autant d’obstacles identifiés par l’étude. FIGO plaide pour des approches personnalisées, adaptées aux ressources disponibles, telles que les examens cliniques des seins dans les zones à faibles ressources, tout en soulignant l’importance de l’innovation, notamment grâce à la stratification des risques et aux programmes de dépistage personnalisés basés sur l’intelligence artificielle.
Cette publication soutient également l’initiative de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) visant à réduire la mortalité par cancer du sein de 2,5% par an d’ici 2040, ce qui pourrait potentiellement sauver 2,5 millions de vies.
Pour en savoir plus, consultez l’article complet publié dans Ijgo.