Publié le 2 octobre 2025 à 02h32. La justice malaisienne a confirmé la condamnation d’un ancien responsable politique pour des violences sexuelles envers une employée de maison indonésienne, une décision saluée par l’ambassade d’Indonésie comme une victoire pour les droits des travailleurs migrants.
- Paul Yong Choo Kiong, ancien conseiller exécutif de l’État de Perak, a vu son appel rejeté par la Cour fédérale de Malaisie.
- Il purgera une peine de huit ans de prison pour l’agression sexuelle commise en 2018 sur une femme de chambre indonésienne de 23 ans.
- L’ambassadeur d’Indonésie en Malaisie a exprimé son soulagement et espère que cette décision servira de précédent dans d’autres affaires similaires.
La Cour fédérale de Malaisie a rejeté à l’unanimité la requête de Paul Yong Choo Kiong visant à annuler sa condamnation prononcée en appel en 2024. L’ancien responsable politique avait initialement été condamné en 2022 à 13 ans de prison et à des coups de fouet, peine réduite en appel à huit ans de prison tout en maintenant la sanction corporelle.
L’ambassadeur d’Indonésie, Dato’ Indera Hermono, a déclaré à l’agence de presse Antara se sentir « soulagé et reconnaissant que la justice ait finalement été rendue pour la victime indonésienne ». Il a admis avoir initialement eu des doutes quant à l’équité de la procédure, en raison de l’influence politique de l’accusé. Il a évoqué des manifestations de soutien à Yong et des tentatives de pression sur la famille de la victime pour qu’elle retire sa plainte.
« Les tentatives de discréditation de la victime se sont poursuivies même avant l’appel final. Mais heureusement, le tribunal est resté ferme. »
Dato’ Indera Hermono, ambassadeur d’Indonésie en Malaisie
Le juge en chef Datuk Seri Wan Ahmad Farid Wan Salleh a souligné que Paul Yong n’avait pas démontré un quelconque vice de procédure. Selon lui, « la décision est valable, et la décision majoritaire de la Cour d’appel était correcte », cité par l’agence de presse Bernama.
L’accusation avait contesté la validité du témoignage de la victime, qui avait bénéficié d’une protection en vertu de la loi malaisienne sur la protection des témoins et avait témoigné à huis clos. Le tribunal a cependant jugé que les procédures légales avaient été respectées et que le témoignage de la victime était crédible.
L’ambassadeur Hermono a exprimé l’espoir que cette décision établira un précédent favorable pour d’autres cas impliquant des travailleurs domestiques indonésiens, notamment ceux concernant Mariance Kabu, Mei Haryanti et Zailis. Il a insisté sur le fait que cette condamnation « envoie un message clair ».
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