Home SantéL’agrément des protéines de la maladie de Parkinson basique est cartographié

L’agrément des protéines de la maladie de Parkinson basique est cartographié

by Sophie Martin

Publié le 24 septembre 2025. Des chercheurs ont réussi pour la première fois à visualiser des agrégats protéiques, appelés oligomères α-synucléine, dans le cerveau de patients atteints de la maladie de Parkinson, ouvrant la voie à un diagnostic plus précoce et à de nouvelles thérapies.

  • Une nouvelle technique d’imagerie, l’ASA-PD (Détection avancée des agrégats pour la maladie de Parkinson), a permis de détecter des millions d’oligomères dans le tissu cérébral post-mortem.
  • Ces oligomères sont présents en plus grande quantité et sont plus volumineux dans le cerveau des patients atteints de Parkinson que dans celui de personnes en bonne santé.
  • Un sous-groupe spécifique d’oligomères a été identifié comme étant exclusif aux patients atteints de la maladie, ce qui pourrait constituer un marqueur précoce de la pathologie.

Longtemps, l’hypothèse selon laquelle la maladie de Parkinson serait liée à l’accumulation de protéines a été privilégiée, mais sa confirmation restait difficile en raison de l’impossibilité de visualiser ces agrégats à un stade précoce. La maladie de Parkinson se caractérise par la perte progressive de cellules nerveuses dans le cerveau, accompagnée de l’accumulation de structures microscopiques appelées corps de Lewy, constitués de complexes α-synucléine. Ces corps de Lewy sont actuellement utilisés comme base diagnostique de la maladie.

Cependant, les premiers dommages neuronaux, provoqués par des oligomères α-synucléine, étaient jusqu’à présent invisibles aux chercheurs. Ces oligomères, de seulement quelques nanomètres de taille, étaient trop petits pour être quantifiés et localisés avec précision. L’équipe de Rebecca Andrews a donc développé une nouvelle technique d’imagerie basée sur la microscopie à fluorescence sensible, baptisée ASA-PD. Grâce à cette méthode, ils ont pu détecter des millions d’oligomères dans des échantillons de tissu cérébral post-mortem.

La comparaison entre les échantillons provenant de patients atteints de Parkinson et ceux de sujets sains a révélé la présence d’oligomères dans les deux groupes. Néanmoins, les patients atteints de la maladie présentaient des oligomères plus nombreux et de plus grande taille. Plus important encore, les chercheurs ont identifié un sous-groupe d’oligomères qui se manifeste exclusivement chez les patients atteints de Parkinson. Ces oligomères pourraient donc servir de marqueurs précoces de la maladie, permettant un diagnostic plus rapide et une intervention thérapeutique plus précoce.

Selon les chercheurs de Nature Biomedical Engineering, ces découvertes ouvrent de nouvelles perspectives pour le diagnostic précoce, le suivi de la progression de la maladie et le développement de thérapies ciblées.

Ces avancées pourraient permettre de mieux comprendre les mécanismes initiaux de la maladie de Parkinson et d’identifier des cibles thérapeutiques potentielles pour ralentir ou même prévenir son développement.

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