Publié le 2025-10-02 08:23:00. Après des décennies de projets et de reports, le Métrolink, une ligne de métro de 18,8 km (11,7 miles) reliant l’aéroport de Dublin au centre-ville, a reçu l’approbation finale des autorités irlandaises, ouvrant la voie à un chantier colossal dont le coût est estimé à plus de 10 milliards d’euros.
- Le projet Métrolink, qui prévoit 16 arrêts desservant des zones clés comme l’aéroport, Ballymun et Phibsborough, devrait être opérationnel au milieu des années 2030.
- La construction, qui pourrait durer jusqu’à huit ans, représente le plus grand projet d’infrastructure jamais entrepris par l’État irlandais.
- L’approbation est soumise à l’absence de contestations juridiques et à l’approbation finale du gouvernement, avant le lancement des appels d’offres.
L’annonce de l’approbation par le Pleanála de Coimisiún (Commission de planification) marque une étape cruciale pour ce projet de transport en commun, imaginé pour la première fois il y a plus de vingt-cinq ans. Le Métrolink, qui circulera principalement en souterrain, offrira un service de trains automatisés à haute fréquence, avec un train toutes les trois minutes, reliant le nord de Dublin à Charlemont, au sud de la ville.
Les voyageurs pourront ainsi rejoindre le centre-ville depuis les Swords en environ 25 minutes, et l’aéroport en seulement 20 minutes. Cette liaison rapide et directe est censée désengorger le trafic routier et stimuler le développement économique de la région métropolitaine de Dublin.
Une fois la construction lancée, le Métrolink deviendra le chantier le plus important du pays. L’entreprise publique Infrastructure Ireland (TII) est désormais autorisée à lancer des appels d’offres préliminaires pour la construction, avant de présenter une analyse de rentabilité définitive au gouvernement. C’est à ce moment-là que le coût précis du projet sera connu.
L’estimation actuelle du coût du Métrolink se situe entre 7,16 et 12,25 milliards d’euros, avec une marge de sécurité pour tenir compte de l’inflation. Une estimation plus pessimiste, s’élevant à plus de 23 milliards d’euros, a également été soumise au gouvernement pour anticiper les risques potentiels.
Sean Sweeney, directeur du projet Métrolink, a récemment entamé une série de présentations auprès d’entreprises internationales susceptibles de participer à la construction, avec des événements organisés à Dublin, Berlin, Paris, Milan, Londres, Vienne et Madrid. Ces rencontres visent à susciter l’intérêt et à attirer les meilleurs experts dans ce domaine.
Le processus de planification a été long et complexe, avec plus de 318 soumissions reçues du public, des entreprises, des politiciens et des organismes d’État. Des inquiétudes ont notamment été exprimées concernant l’impact de la station prévue à St Stephen’s Green par le Bureau des travaux publics (OPW).
L’idée d’un métro pour Dublin remonte à l’an 2000, lorsqu’elle a été intégrée au programme du gouvernement de l’époque. Un premier projet, appelé Metro North, avait obtenu un permis de construire en 2010, mais a été abandonné en 2011 en raison de la crise économique et de l’augmentation du coût estimé à 3,5 milliards d’euros. Le projet a ensuite été relancé en 2015, avec une date de début de construction initialement prévue pour 2021 et une mise en service pour 2026 ou 2027.
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