Home MondeIsraël prend plus de 100 militants mondiaux de la flottille Sumud en détention, interceptant la mission pour briser le siège de Gaza

Israël prend plus de 100 militants mondiaux de la flottille Sumud en détention, interceptant la mission pour briser le siège de Gaza

by Clara Dubois

Publié le 2 octobre 2025 à 09h01. Plus de cent militants pro-palestiniens ont été interpellés après l’interception par l’armée israélienne d’une flottille de navires tentant de briser le blocus de Gaza, déclenchant des manifestations internationales et des condamnations diplomatiques.

  • L’armée israélienne a intercepté plus de 40 navires participant à la flottille Sumud au cours de la nuit de mercredi à jeudi.
  • Plus de 100 personnes, dont la militante suédoise Greta Thunberg, ont été placées en garde à vue et transférées en Israël.
  • Des manifestations de grande ampleur ont éclaté dans plusieurs pays, notamment en Italie, en Turquie et en Argentine, pour dénoncer l’opération.

Les forces navales israéliennes ont mené une vaste opération pour stopper la flottille Sumud, composée d’une cinquantaine de navires partis de différents ports de la Méditerranée en août. L’objectif de cette initiative était de contourner le blocus imposé à la bande de Gaza depuis 2007. Selon le GSF Live Tracker, un seul navire, le Mikeno, avait brièvement pénétré dans les eaux territoriales palestiniennes avant d’être intercepté.

Des vidéos diffusées par les participants montrent des scènes de tension lors des interpellations. Les militants, respectant des protocoles de sécurité, portaient des gilets de sauvetage, levaient les mains et se débarrassaient de leurs téléphones portables. L’armée israélienne a utilisé des canons à eau pour maîtriser certains navires. Les communications et les flux en direct à bord des navires ont été coupés, rendant difficile l’évaluation de la situation des passagers et des équipages.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a publié des images de membres d’équipage, dont Greta Thunberg, ainsi que des organisateurs de la flottille, Wael Naouar et Thiago Avila, sur le territoire israélien. Le ministère a déclaré que les personnes interpellées étaient transférées en Israël en toute sécurité et pacifiquement, où les procédures d’expulsion vers l’Europe seraient engagées.

La flottille, composée initialement de plus de 50 navires, avait été suivie de près par l’armée israélienne. Le GSF a signalé la présence d’au moins 20 navires israéliens se dirigeant vers le groupe de navires, surnommé Flotilla Vanguard, l’Alma, alors qu’il se trouvait à environ 15 heures de navigation de la côte de Gaza. Un dernier avertissement a été émis par la marine israélienne, menaçant de dépasser les navires si leur mission n’était pas interrompue.

Les participants ont diffusé des vidéos préenregistrées appelant leurs gouvernements respectifs à exiger leur sécurité et leur libération immédiate.

« Il s’agit d’une attaque illégale contre des humanitaires non armés. Nous appelons les gouvernements et les institutions internationales à exiger leur sécurité et leur libération immédiates. »

GSF

Plusieurs gouvernements ont réagi à l’interception. Le président colombien Gustavo Petro a ordonné l’expulsion de la mission diplomatique israélienne de Bogota et la suspension de l’accord de libre-échange entre la Colombie et Israël, en raison de la présence de ressortissants colombiens à bord des navires. D’autres pays d’Amérique du Sud ont également condamné l’opération et exigé la sécurité des passagers. Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a critiqué l’interception, imputant à Israël la responsabilité de la sécurité des ressortissants malaisiens détenus.

Des manifestations massives ont éclaté dans plusieurs villes du monde. À Rome et dans d’autres villes italiennes, des milliers de personnes ont défilé dans les rues. La confédération générale du travail, le principal syndicat italien, a appelé à une grève générale le 3 octobre pour dénoncer la complicité italienne dans l’interception et le conflit à Gaza. L’Italie avait retiré un navire de guerre initialement prévu pour accompagner la flottille la veille de l’opération, suite à un appel du Premier ministre italien Giorgia Meloni à arrêter la mission.

Des manifestations ont également eu lieu en Turquie, en Grèce, en Tunisie et en Argentine, témoignant de l’ampleur de l’indignation suscitée par l’interception de la flottille. Des images des manifestations ont été largement diffusées par les médias.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.