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Octobre rose : les Idel à la pointe du combat contre le Cancer du sein – FNI

Les infirmiers libéraux jouent un rôle de plus en plus crucial dans la lutte contre le cancer du sein, non seulement en matière de prévention et de dépistage, mais aussi dans le suivi des patientes tout au long…

Octobre rose : les Idel à la pointe du combat contre le Cancer du sein – FNI

Les infirmiers libéraux jouent un rôle de plus en plus crucial dans la lutte contre le cancer du sein, non seulement en matière de prévention et de dépistage, mais aussi dans le suivi des patientes tout au long de leur parcours de soins, y compris à domicile. Face à une organisation des soins en constante évolution, leur expertise est devenue indispensable pour assurer la continuité et la qualité de la prise en charge.

Le dépistage précoce reste une priorité, et les infirmiers ont un rôle essentiel à jouer dans l’information et l’éducation des patientes. « Tous les infirmiers sont concernés parce qu’informer les patientes et les éduquer, y compris à l’autopalpation, fait partie de leur rôle propre », explique Pascale Dielenseger, infirmière à l’Institut Gustave Roussy et présidente de l’Association française des infirmiers de cancérologie (Afic). Le dépistage, de plus en plus personnalisé en fonction du risque individuel – tenant compte de facteurs comme la densité mammaire – peut nécessiter des modalités de surveillance spécifiques, telles que l’IRM, pour les patientes à haut risque.

La tendance à réaliser davantage de soins à domicile, accentuée par la pandémie de Covid-19, a renforcé l’importance des infirmiers libéraux. « Reporter au domicile tout un ensemble d’activités de l’hôpital de jour grâce à un travail de collaboration avec des soignants, en ville, qui connaissent excessivement bien l’oncologie », souligne le Dr Benjamin Verret, oncologue à l’Institut Gustave Roussy. Cette compétence est essentielle, notamment avec l’augmentation des traitements tels que les chimiothérapies ciblées, administrés à domicile. Un réseau de soins renforcé à domicile facilite également le lien avec l’hôpital.

Sophie Beaupère, déléguée générale d’Unicancer, insiste sur la nécessité d’une coordination accrue entre les professionnels de santé et les établissements, « dans le cadre de parcours de plus en plus complexes ».

Après l’hôpital, le rôle des infirmiers libéraux est devenu primordial. Marie-Noëlle Gombert, infirmière de coordination en oncologie médicale à l’hôpital Saint-André (CHU de Bordeaux), observe que « les temps de soins à l’hôpital sont de plus en plus courts tandis que la place de l’ambulatoire est devenue de plus en plus importante ». L’Idel (infirmier(ère) diplômé(e) d’État) et le médecin traitant sont donc essentiels pour éviter les ruptures de soins et les pertes d’informations. « Les Idel sont essentiels et une sorte de pierre angulaire car ils sont au cœur des situations qui prévalent au domicile », ajoute-t-elle. Ils peuvent anticiper les besoins des patientes et guider les équipes soignantes.

Les infirmiers libéraux assurent également le suivi post-opératoire (pansements, surveillance des infections) et la gestion des chambres implantables pour les patientes recevant une chimiothérapie systémique. Ils conseillent les patientes sur les effets secondaires des traitements (nausées, troubles du goût) et identifient les symptômes anormaux, assurant ainsi l’interface avec l’hôpital.

Même après la fin du traitement, pendant la période de surveillance à long terme (examen clinique tous les six mois, mammographie annuelle), les Idel sont un soutien précieux pour les patientes, qui peuvent se sentir abandonnées par le corps médical. « L’un des moments de vulnérabilité se produit quand on lâche la bride des patientes et que l’on passe à la phase de surveillance », explique le Dr Benjamin Verret. Les professionnels de ville peuvent détecter les signes de détresse et les problèmes potentiels.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.