Une polémique autour d’une série animée de Netflix, déclenchée par des accusations sur les réseaux sociaux, a pris une tournure inattendue en Arizona. Des militants locaux y voient une diversion orchestrée, masquant selon eux une dérive autoritaire grandissante aux États-Unis.
La controverse a débuté suite à la diffusion d’une capture d’écran attribuée à Hamish Steele, le créateur de la série « Dead End: Paranormal Park », annulée en 2023 après deux saisons. Cette image, partagée par le compte TikTok @libsophtiktok, suggérait des propos désobligeants envers Charlie Kirk, un commentateur politique conservateur décédé le 10 septembre. Cette publication présumée a incité certains internautes, dont Matt Van Swol, à annoncer l’annulation de leur abonnement à Netflix, un geste amplifié par le soutien d’Elon Musk, qui a commenté : « C’est vrai. La propagande transgenre ne se cache pas discrètement sur Netflix, elle est activement promue. »
Si le débat porte sur une série déjà achevée, des organisations comme Trans Queer Town à Phoenix estiment que l’attention médiatique détourne l’attention de problèmes plus fondamentaux. « Ce sont des tactiques que l’élite utilise pour nous distraire de la réalité : nous sommes en train de basculer vers un état fasciste », affirme Arizona Sonix Flores, porte-parole de l’organisation, qui défend les droits de la communauté migrante LGBTQ+. « Il y a des problèmes très graves. De plus en plus de personnes disparaissent et davantage de droits sont supprimés. Pourquoi parle-t-on de Netflix ? »
Flores, qui se disait ne pas connaître les détails précis du boycott de Netflix, souligne que cette controverse n’est qu’un maillon de plus dans une chaîne de distractions orchestrées. Netflix est visée par des critiques de la part de personnalités conservatrices, dont Elon Musk, qui l’accusent de promouvoir des contenus « inappropriés » en incluant des personnages transgenres dans ses programmes.
Les actions de Netflix ont connu une légère baisse, d’environ 2 %, le matin du 1er octobre, mais aucun lien direct avec la campagne de boycott n’a été confirmé à ce stade. De son côté, Hamish Steele a déclaré sur Bluesky que ses commentaires Instagram étaient submergés par la phrase « Je suis Charlie Kirk » et qu’il n’avait jamais célébré la mort de Charlie Kirk. Il a ajouté qu’il garderait le silence pour le moment sur la situation.
À ce jour, Netflix n’a pas publié de déclaration officielle concernant cette affaire. La véritable bataille, selon les militants d’Arizona, ne se joue pas sur les écrans, mais dans la défense des droits et de la démocratie dans la vie réelle.
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