Home NouvellesLes remarques de Pak sur la sécurité des femmes cachemiri obtiennent une grande réponse de l’Inde à la CNSN: «Tirade délirant»

Les remarques de Pak sur la sécurité des femmes cachemiri obtiennent une grande réponse de l’Inde à la CNSN: «Tirade délirant»

by Nicolas Lefèvre

Publié le 7 octobre 2025 à 01:50. Lors d’un débat de l’ONU sur la paix et la sécurité des femmes, l’Inde a vivement répliqué aux accusations du Pakistan concernant le Cachemire, dénonçant une “tirade délirante” et mettant en lumière les violations des droits des femmes commises par Islamabad.

  • L’Inde a accusé le Pakistan de propager de fausses informations et de détourner l’attention de ses propres violations des droits humains, notamment envers les femmes.
  • Le représentant indien a rappelé l’opération Searchlight de 1971, qualifiant les événements de “campagne systématique de viol de masse génocidaire” impliquant environ 400 000 femmes.
  • La réponse indienne fait suite aux déclarations de la conseillère pakistanaise Saima Saleem, qui a évoqué le sort des femmes cachemiriennes.

L’échange s’est produit lors d’un débat du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU) marquant le 25e anniversaire de la résolution 1325, qui souligne l’impact disproportionné des conflits armés sur les femmes et les filles. Parvathaneni Harish, représentant permanent de l’Inde auprès de l’ONU, a pris la parole pour contrer les allégations pakistanaises.

Selon le représentant indien, le Pakistan répète chaque année les mêmes accusations infondées concernant le Jammu-et-Cachemire.

« Chaque année, nous sommes malheureusement destinés à écouter la tirade délirante du Pakistan contre mon pays, en particulier sur le Jammu-et-Cachemire, le territoire indien qu’ils convoitent. »

Parvathaneni Harish, Représentant permanent de l’Inde auprès de l’ONU

Il a également critiqué Islamabad pour sa violation des droits des femmes et son penchant pour “l’hyperbole”.

L’Inde a particulièrement mis en cause l’opération Searchlight, une opération militaire lancée par l’armée pakistanaise en 1971 dans ce qui était alors le Pakistan oriental (aujourd’hui Bangladesh). Cette opération a entraîné la mort d’environ 300 000 à 3 000 000 de personnes et a été marquée par des violences sexuelles massives. L’opération a conduit à la guerre de libération de 1971 et à la création du Bangladesh.

La réponse indienne intervient après que Saima Saleem, de la mission permanente du Pakistan auprès de l’ONU, a exprimé ses préoccupations concernant la situation des femmes cachemiriennes, affirmant qu’elles “subissent des violences sexuelles déployées comme une arme de guerre” depuis des décennies. Elle a également mentionné des rapports d’organisations telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch et Médecins Sans Frontières documentant ces violations, notamment l’impunité structurelle, le harcèlement des défenseuses des droits des femmes et des journalistes, et les traumatismes liés à la violence sexuelle.

En septembre dernier, l’Inde avait déjà fermement réprimandé le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif pour son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, contestant ses affirmations concernant l’opération Sindoor et la prétendue “victoire” du Pakistan lors d’une escarmouche frontalière en mai. L’opération Sindoor était une réponse indienne à l’attaque de Pahalgam au Jammu-et-Cachemire, visant des bases terroristes à travers la ligne de contrôle.

Le débat du CSNU sur la paix et la sécurité des femmes visait à commémorer le 25e anniversaire de la résolution 1325, adoptée en 2000, qui reconnaît l’impact spécifique des conflits armés sur les femmes et les filles et met l’accent sur la prévention des violations de leurs droits.

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