Publié le 6 octobre 2025 21:20:00. Des négociations indirectes entre Israël et le Hamas, sous l’égide de l’Égypte et du Qatar, se sont ouvertes à Charm el-Cheikh en vue d’un accord de libération d’otages et de prisonniers palestiniens, deux ans après le conflit déclenché par l’attaque du Hamas sur Israël.
- Des pourparlers indirects se déroulent à Charm el-Cheikh, en Égypte, avec la médiation de l’Égypte et du Qatar.
- L’objectif principal est la libération d’otages détenus par le Hamas et de prisonniers palestiniens incarcérés en Israël.
- Le plan de paix présenté par l’administration Trump est au cœur des discussions, avec un accent sur le désarmement du Hamas et un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza.
Des négociations indirectes entre Israël et le Hamas ont débuté lundi à Charm el-Cheikh, en Égypte, dans l’espoir de parvenir à un accord pour la libération des otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza et des prisonniers palestiniens incarcérés en Israël. Ces pourparlers, facilités par les médiateurs égyptiens et qataris, interviennent presque deux ans après l’attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023 et le conflit qui a suivi.
Selon des informations rapportées par le groupe de médias Al-Kahaera News, les délégations israélienne et du Hamas ont discuté des “conditions de base” pour un échange d’otages et de prisonniers, ainsi que du “mécanisme” de cet échange. Les deux parties n’ont pas eu de contact direct, mais se sont réunies dans le même bâtiment, selon des sources proches du Hamas citées par l’agence de presse AFP.
Au centre des discussions figure le plan de paix présenté par l’ancien président américain Donald Trump. Lors de sa visite à Washington la semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a présenté ce plan de 20 points, et le Hamas a exprimé son accord de principe vendredi. Trump a lui-même déclaré dimanche soir sur son réseau social Truth Social avoir eu des discussions “très positives” avec les parties prenantes, y compris des pays arabes et musulmans, et a estimé qu’une première phase de libération d’otages pourrait être achevée cette semaine. Il a appelé toutes les parties à “avancer rapidement”.
Netanyahu a exprimé son espoir de voir tous les otages restants rentrer chez eux dans les jours à venir, soulignant la nécessité d’une “pression militaire et diplomatique” sur le Hamas. Cependant, le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, a averti que les combats reprendraient en cas d’échec des négociations.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a offert son soutien à la coordination de la libération des otages et des prisonniers. La présidente du CICR, Mirjana Spoljaric, a déclaré que les équipes du CICR étaient prêtes à “aider à ramener les otages et les prisonniers à leurs familles” et à soutenir l’acheminement de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza. Le CICR a déjà coordonné des opérations de libération d’otages israéliens par le passé.
Le sénateur américain Marco Rubio a appelé Israël à intensifier ses bombardements dans la bande de Gaza si les otages ne sont pas libérés. Lundi, l’Autorité de protection civile contrôlée par le Hamas a fait état d’au moins sept morts à la suite d’attaques israéliennes dans la bande de Gaza. Jared Kushner, le gendre de Trump, et Steve Witkoff, l’envoyé spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, ont été envoyés en Égypte pour discuter du plan de paix.
La situation humanitaire à Gaza est décrite comme une “énorme catastrophe” par Philippe Lazzarini, le chef de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Il a souligné que de nombreuses personnes, en particulier dans le sud de la bande de Gaza, ont tout perdu. Lazzarini a rejeté les accusations selon lesquelles des employés de l’UNRWA seraient sympathisants du Hamas ou infiltrés par l’organisation terroriste.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a salué le plan de paix au Moyen-Orient proposé par le président américain, exprimant sa “louange et sa reconnaissance” envers Trump. Il a affirmé que les points inscrits dans le plan indiquaient que “nous sommes sur la bonne voie vers une paix et une stabilité durables”.
Le plan Trump prévoit, outre la libération des otages, le désarmement du Hamas et un retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza. Il prévoit également que le Hamas ne jouera plus de rôle dans l’administration de Gaza, une condition que l’organisation palestinienne islamiste conteste.
Selon les informations israéliennes, plus de 1 200 personnes ont été tuées lors de l’attaque du Hamas et de ses alliés sur Israël le 7 octobre 2023. À cette date, 251 personnes ont été enlevées et retenues en otage dans la bande de Gaza. Deux ans plus tard, 47 otages sont encore détenus par le Hamas, dont plusieurs citoyens allemands. Au moins 25 otages seraient décédés.
En réponse à l’attaque du Hamas, Israël a mené une vaste opération militaire dans la bande de Gaza. Le ministère de la Santé contrôlé par le Hamas, dont les chiffres ne peuvent être vérifiés de manière indépendante, a fait état de plus de 67 100 morts.
