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Étape historique dans le traitement d’Alzheimer: ils ont réussi chez la souris

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Des chercheurs internationaux ont réussi à inverser les symptômes de la maladie d'Alzheimer chez des souris en ciblant non pas les neurones, mais la barrière hémato-encéphalique, ouvrant ainsi une nouvelle voie prometteuse pour le…

Étape historique dans le traitement d’Alzheimer: ils ont réussi chez la souris

Publié le 2024-02-29 14:35:00. Des chercheurs internationaux ont réussi à inverser les symptômes de la maladie d’Alzheimer chez des souris en ciblant non pas les neurones, mais la barrière hémato-encéphalique, ouvrant ainsi une nouvelle voie prometteuse pour le traitement de cette maladie neurodégénérative.

  • Une équipe de recherche a inversé les symptômes de la maladie d’Alzheimer chez des souris.
  • L’approche cible la barrière hémato-encéphalique, un filtre protecteur du cerveau, et non directement les neurones.
  • Des nanoparticules, utilisées comme médicaments directs, ont permis de réduire significativement l’accumulation d’amyloïde-bêta dans le cerveau.

Jusqu’à présent, la majorité des traitements contre la maladie d’Alzheimer se concentraient sur les neurones, les cellules nerveuses affectées par la dégénérescence. Une équipe internationale de scientifiques a désormais exploré une approche différente, en se focalisant sur la barrière hémato-encéphalique (BHE). Cette structure joue un rôle crucial dans la protection du cerveau contre les toxines et les agents pathogènes.

Dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, l’accumulation de protéines déchet, notamment l’amyloïde-bêta, perturbe le fonctionnement de la BHE. Cette perturbation entraîne une accumulation de substances toxiques dans le cerveau, contribuant à la destruction des neurones. Les chercheurs ont découvert que restaurer la fonction de la BHE pourrait permettre de nettoyer ces substances et de ralentir, voire d’inverser, la progression de la maladie.

Des résultats encourageants chez la souris

L’équipe, dirigée par Junyang Chen de l’hôpital de l’Université du Sichuan Western China, a utilisé des nanoparticules d’un nouveau type, appelées « pharmaceutiques sücramoléculaires ». Ces agents bioactifs ne servent pas de simple support pour délivrer des molécules thérapeutiques, mais agissent directement comme médicaments. Trois injections de ces nanoparticules ont été administrées à des souris présentant des symptômes d’Alzheimer.

Les résultats, publiés dans la revue Signal Transduction and Targeted Therapy, se sont avérés spectaculaires. En moins d’une heure, la quantité d’amyloïde-bêta dans le cerveau des souris a diminué de 50 à 60 %. Après six mois de traitement, une souris de 12 mois a retrouvé des capacités cognitives normales, se comportant comme une souris plus jeune.

Un mécanisme de nettoyage activé

Selon les scientifiques, la progression de la maladie d’Alzheimer est liée à l’accumulation de substances toxiques dans les vaisseaux sanguins du cerveau. En rétablissant le bon fonctionnement du système vasculaire, le cerveau peut alors relancer ses mécanismes naturels de nettoyage et éliminer ces substances nocives. Les nanoparticules utilisées dans cette étude semblent activer ce processus de nettoyage en amorçant une réaction en chaîne.

Prudence de mise

Malgré ces résultats prometteurs, les experts appellent à la prudence. La barrière hémato-encéphalique des souris est moins complexe que celle de l’humain. De nombreux traitements efficaces chez les rongeurs ne parviennent pas à reproduire le même succès chez l’homme. Néanmoins, cette étude ouvre la voie à de futures recherches et pourrait conduire à des essais cliniques chez l’humain. Il est important de souligner que le cerveau humain est plus complexe que celui d’une souris, et que les résultats observés chez les rongeurs ne garantissent pas un succès similaire chez l’homme.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.