Publié le 8 octobre 2025 10h39. L’Union Européenne des Médecins Omnipraticiens (UEMO) a tenu son assemblée générale d’automne à Skopje, en Macédoine du Nord, les 3 et 4 octobre, mettant en lumière les défis rencontrés par la médecine familiale et adoptant des résolutions clés pour son avenir à travers le continent.
- L’UEMO a adopté quatre déclarations importantes concernant la reconnaissance de la médecine familiale en Macédoine du Nord et au Luxembourg, le rôle des médecins généralistes dans les soins palliatifs, et l’intégration de l’intelligence artificielle dans la pratique médicale.
- La situation de la médecine générale en Macédoine du Nord a été présentée comme préoccupante, avec une diminution du nombre de médecins généralistes et de nouveaux contrats.
- L’association des médecins généralistes et médecins de famille de la région de Karditsa, en Grèce, a été admise comme observateur au sein de l’UEMO.
Lors de cette assemblée générale, qui a rassemblé des délégations de 20 pays, des observateurs de deux pays et des représentants de cinq organisations médicales européennes (Union européenne des médecins spécialistes, Jeunes médecins européens, Fédération européenne des médecins salariés, Comité permanent des médecins européens et Association européenne des étudiants en médecine (EMSA)), l’avenir de la médecine familiale a été au cœur des discussions.
Le professeur Kalina Grivcheva Stardelova, présidente de la Chambre des médecins de Macédoine du Nord, a ouvert les travaux en présentant l’organisation du système de soins de santé primaires dans son pays. Elle a toutefois exprimé son inquiétude face à une tendance à la baisse du nombre de médecins généralistes et de médecins de famille, ainsi que du nombre de nouveaux contrats signés.
Le Dr Sashka Janevska, du Centre de médecine familiale de l’Université de médecine de Skopje, a rappelé que la médecine familiale a été introduite en Macédoine du Nord il y a plus de 25 ans, grâce à un projet de la Banque mondiale et à la collaboration d’experts slovènes du Département de médecine familiale de Ljubljana. Il est aujourd’hui possible, en Macédoine du Nord, d’obtenir le titre de spécialiste en médecine familiale soit par un programme de résidence de trois ans, soit par une formation continue de 3 à 12 mois pour les médecins déjà exerçant en soins primaires sans spécialisation.
L’assemblée générale a adopté quatre déclarations majeures. La première déclaration de l’UEMO souligne l’importance de la reconnaissance de la spécialité de médecine familiale en Macédoine du Nord et plaide pour une juste valorisation et rémunération des médecins de famille. Une seconde déclaration soutient la reconnaissance de cette spécialité au Luxembourg. Une troisième déclaration déclare que les soins palliatifs doivent être considérés comme une composante essentielle de la médecine générale et familiale, avec une formation adéquate disponible à tous les niveaux. Enfin, une position a été adoptée sur l’intelligence artificielle (IA) en médecine familiale, préconisant son intégration comme un outil complémentaire au jugement clinique et à la relation médecin-patient, tout en appelant à des investissements dans les infrastructures et la formation.
L’UEMO a également approuvé l’admission de l’Association des médecins généralistes et médecins de famille de la région de Karditsa, en Grèce, en tant qu’observateur. De plus, le partenariat avec le Conseil européen d’accréditation pour la formation médicale continue (EACCME) se renforce, ce qui se traduira par une augmentation du nombre d’événements accrédités par l’UEMO en 2025 par rapport à 2024.
Le Dr Hermenegildo Marcos, représentant national des médecins de soins primaires ruraux et vice-président de l’UEMO, a participé à cette réunion en tant que délégué de la Collegiate Medical Organization.
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