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La justice électorale a résolu que Karen Reichardt dirige la progression du bulletin de liberté

by Nicolas Lefèvre

Publié le 8 octobre 2025 à 12h52. La justice électorale a tranché en faveur de Karen Reichardt, confirmant son positionnement en tête de liste de la coalition La Libertad Avanza (LLA) dans la province de Buenos Aires, malgré les efforts du gouvernement pour la remplacer par Diego Santilli.

  • Le juge fédéral Alejo Ramos Padilla a rejeté la demande de remplacement de Reichardt par Santilli, estimant qu’elle était inconstitutionnelle.
  • La décision fait suite à la mise à l’écart de José Luis Espert, initialement positionné sur la liste, en raison de liens controversés avec un trafiquant de drogue.
  • LLA pourrait faire appel de cette décision, mais le temps presse à l’approche des élections du 26 octobre.

La bataille pour la composition des listes électorales de La Libertad Avanza (LLA) dans la province de Buenos Aires a pris fin, du moins pour l’instant, avec une victoire juridique pour Karen Reichardt. Le juge fédéral Alejo Ramos Padilla a confirmé son statut de tête de liste, contrariant les plans du gouvernement qui souhaitait la remplacer par Diego Santilli. Cette décision intervient après une période de turbulences au sein de la coalition libertaire, marquée par la révélations de liens entre José Luis Espert et Fred Machado, un homme d’affaires arrêté aux États-Unis pour trafic de drogue.

Le procureur Laura Roteta avait déjà rendu un avis favorable à la candidature de Reichardt, estimant que le remplacement par Santilli n’était pas justifié. Le juge Ramos Padilla a suivi cette recommandation, jugeant inconstitutionnelle l’application de l’article 7 du décret 171/19, invoqué par LLA pour justifier le changement de candidat. Il a estimé que ce décret ne pouvait s’appliquer au remplacement du chef de liste.

Dans sa résolution, le juge Ramos Padilla a déclaré :

« Je décide de ne pas donner suite aux demandes formulées par l’alliance La Libertad Avanza. »

Alejo Ramos Padilla, juge fédéral

Il a insisté sur le fait que la liste devait respecter l’ordre établi, avec Reichardt en tête et Santilli en second.

La justice a également validé la démission d’Espert, mais aussi celles de Lucía Elizabeth Benardoni (n° 34) et María Gabriela Gobea (suppléante n° 5), des candidatures que le gouvernement souhaitait retirer afin d’assurer la parité hommes-femmes si Santilli avait été placé en tête de liste.

Le juge Ramos Padilla a souligné l’absence de base légale claire pour encadrer les remplacements de candidats en cas de démission, de décès ou d’invalidité permanente, pointant un vide juridique. Il a rappelé que la Cour suprême et la Chambre électorale nationale avaient déjà déclaré inconstitutionnelle l’application de ce décret dans des affaires similaires.

Il a également précisé que les réglementations dérivées du décret seraient logiques pour toute vacance sur une liste de candidats, mais pas pour le chef de liste. Selon lui, le remplacement du premier candidat aurait créé un “effet de cascade” obligeant d’autres candidats masculins à céder leur place à des candidates féminines, ce qui serait contraire à l’esprit de la loi sur la parité.

La décision de LLA de retirer Espert et de proposer la démission de deux candidates féminines a été jugée “inadmissible” et “manifestement déraisonnable” par le juge, qui a souligné que cette manœuvre visait à favoriser l’ascension de 16 autres candidats masculins au détriment des femmes.

En conclusion, le juge Ramos Padilla a estimé qu’il était approprié de maintenir l’ordre de la liste et d’appliquer le “mouvement naturel ascendant” des candidatures. Il a averti qu’une décision contraire aurait pu se retourner contre le groupe protégé par la loi sur la parité.

LLA a annoncé son intention de faire appel de cette décision, mais le temps est compté à l’approche des élections du 26 octobre. Le processus de réimpression des bulletins de vote, si l’appel est rejeté, pourrait être complexe et retarder la campagne électorale.

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