Après 733 jours d’angoisse, Israël se prépare à accueillir les 48 derniers otages retenus par le Hamas, dans le cadre d’un accord négocié avec l’aide de l’ancien président américain Donald Trump. Cette annonce, survenue dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 octobre, suscite un immense soulagement et marque une étape cruciale dans la tentative de panser les blessures profondes ouvertes par l’attaque du 7 octobre 2023.
L’attaque du Hamas, il y a deux ans, avait fait plus de 1 200 morts et près de 4 000 blessés, en plus de l’enlèvement de 251 personnes, dont des bébés de 9 mois et des personnes âgées de 86 ans. La libération de ces derniers otages, qu’ils soient vivants ou décédés, permettra à la société israélienne de commencer à tourner la page d’un chapitre particulièrement sombre de son histoire.
« Grâce à notre détermination inébranlable, à notre action militaire puissante et aux efforts considérables de notre grand ami et allié, le président Trump, nous avons atteint ce tournant décisif », s’est réjoui le Premier ministre Benyamin Nétanyahou, suite à l’annonce de l’accord de cessez-le-feu négocié par Donald Trump.
Le chef de l’État hébreu, Isaac Herzog, a exprimé un sentiment similaire : « Cet accord apportera un soulagement indescriptible aux familles qui n’ont pas dormi depuis 733 jours. » L’ensemble de la classe politique israélienne s’est rangé derrière cette déclaration.
Malgré ce soulagement, le collectif des familles d’otages reste mobilisé. « Nous ne cesserons pas de nous battre tant que nous n’aurons pas vu le dernier des 48 otages rejoindre sa famille. Tant que ceux qui ont été assassinés en captivité ne seront pas enterrés en terre d’Israël et que ceux qui sont encore en vie auront franchi la frontière et nous auront rejoints », a déclaré un représentant du collectif.
Depuis deux ans, le visage des otages a été omniprésent à travers Israël, affiché dans les gares, les commerces, sur les écrans de télévision et même à l’arrière des voitures. Des chaises vides sur les ronds-points et les places publiques, des compteurs décomptant les jours de captivité, et des rubans jaunes portés en signe de solidarité témoignent de l’importance accordée à leur sort par la population.
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