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Donald Trump recevra-t-il désormais le prix Nobel ? – DiePresse.com

by Clara Dubois

Publié le 9 octobre 2024 à 09h11. L’ancien président américain Donald Trump affiche ouvertement son ambition de recevoir le prix Nobel de la paix, une ambition alimentée par ses propres déclarations et soutenue par certains dirigeants étrangers, tandis que d’autres candidats potentiels se profilent pour la prestigieuse récompense.

  • Donald Trump se présente comme un artisan de la paix et revendique avoir mis fin à plusieurs conflits.
  • Plusieurs personnalités politiques, notamment le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, soutiennent sa candidature.
  • Parallèlement, d’autres candidats, tels que les ERR du Soudan, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Julija Navalnaya, sont également en lice pour le prix Nobel de la paix.

Donald Trump ne manque jamais une occasion d’exprimer son désir de recevoir le prix Nobel de la paix. « Tout le monde le dit », a-t-il affirmé lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre. L’Assemblée générale des Nations Unies, il a ajouté qu’il n’était pas intéressé par les prix en soi, mais par le sauvetage de vies. Il a ensuite souligné avoir mis fin à sept guerres « insolubles », citant par exemple les conflits entre le Cambodge et la Thaïlande ou entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Se décrivant comme le « président de la paix », Trump ambitionne de rejoindre le cercle restreint des présidents américains ayant reçu cette prestigieuse distinction, aux côtés de Woodrow Wilson, Theodore Roosevelt, Jimmy Carter et Barack Obama.

Récemment, après avoir contribué à l’obtention d’un accord dans la première phase du plan de paix pour la bande de Gaza, Trump a cherché à se positionner comme un acteur clé de la paix sur les réseaux sociaux. Il bénéficie du soutien de plusieurs dirigeants étrangers. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a déclaré qu’il méritait véritablement le prix Nobel, et a même envisagé, avec le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan, de le nommer officiellement. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou considère également Trump comme un candidat légitime. Le président israélien Isaac Herzog a réaffirmé jeudi qu’il voyait son homologue américain comme le prochain lauréat du prix Nobel de la paix.

Malgré ces soutiens, les ambitions de Trump suscitent parfois l’amusement. Des médias ont rapporté qu’il avait lui-même contacté le ministre norvégien des Finances, Jens Stoltenberg, pour se renseigner sur le prix Nobel de la paix. Il est important de noter qu’il n’est pas possible de se porter candidat à ce prix.

Cependant, le diplomate américain Brett McGurk a récemment avancé des arguments en faveur de Trump dans une analyse pour CNN. Il a souligné que, grâce à la médiation américaine, des garanties de sécurité de la part des États-Unis et de l’OTAN pourraient être mises en place pour stabiliser l’Ukraine et sécuriser ses frontières.

Trump a un jour critiqué l’attribution du prix Nobel à l’ancien président américain Barack Obama en ces termes : « Il ne savait même pas pourquoi il avait reçu ce prix ».

Trump a un jour critiqué l’attribution du prix Nobel à l’ancien président américain Barack Obama en ces termes : « Il ne savait même pas pourquoi il avait reçu ce prix ». Inconnu

Parmi les autres candidats potentiels, on retrouve les Emergency Response Rooms (ERR) du Soudan, un mouvement de société civile qui fournit une aide humanitaire cruciale en pleine guerre civile. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé à New York, est également en lice, mettant en lumière les dangers auxquels sont confrontés les professionnels des médias dans le monde. Enfin, Julija Navalnaya, militante des droits humains et veuve du dissident russe Alexeï Navalny, et Abir Haj Ibrahim, une militante pacifiste syrienne, sont également considérées comme des candidates sérieuses.

Qui siège au comité ?

Le comité de cinq membres est composé de Gry Larsen (social-démocrate), Kristin Clémet (Parti conservateur, ancienne ministre), Anne Eger (Parti du Centre, ancienne ministre et chef du parti), Asle Toje (politologue, expert en politique étrangère) et Jørgen Watne Frydnes (militant des droits de l’homme, président du comité Nobel ; Frydnes dirige également actuellement PEN Norvège).

Cette année, 338 personnes et organisations ont été nominées pour le prix Nobel de la paix. Le comité garde leurs noms secrets et le lauréat sera annoncé vendredi à 11 heures à Oslo. Les experts estiment que certaines organisations, comme les ERR du Soudan, le CPJ et le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE (BIDDH), sont particulièrement bien placées.

Le BIDDH, basé à Varsovie, aide les pays membres de l’OSCE à mettre en œuvre les objectifs de l’organisation en matière de paix, de démocratie et de droits de l’homme. L’observation des élections reste l’une de ses principales missions.

La Cour internationale de Justice et la Cour pénale internationale, toutes deux basées à La Haye, sont également des candidates potentielles, en raison de leur rôle dans la poursuite des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, notamment dans le contexte des conflits en Ukraine et à Gaza.

Enfin, la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (WILPF), une organisation féministe centenaire, est également en lice, ainsi que Médecins sans frontières et l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

Julija Navalnaya vit désormais en exil en Allemagne.

Julija Navalnaya vit désormais en exil en Allemagne.Reuters/Annegret Hilse

Parmi les personnalités nominées, Julija Navalnaya, militante des droits humains et veuve du dissident russe Alexeï Navalny, et Abir Haj Ibrahim, une militante pacifiste syrienne, se distinguent particulièrement.

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