Publié le 9 octobre 2025. Une alimentation végétale de qualité, riche en aliments complets et peu transformés, pourrait jouer un rôle crucial dans la prévention de la démence, selon une nouvelle étude suédoise. Les chercheurs soulignent également l’importance d’un mode de vie sain, notamment l’activité physique et la modération de la consommation d’alcool.
- Une alimentation à base de plantes, mais de qualité, est associée à un risque réduit de démence.
- L’activité physique, l’absence de tabagisme et une consommation d’alcool limitée renforcent cet effet protecteur, surtout chez les personnes ayant une alimentation moins saine.
- L’étude suggère un lien particulièrement fort pour les personnes souffrant de maladies cardiométaboliques.
L’étude, menée par des chercheurs de l’Institut Karolinska, met en évidence l’importance de privilégier les aliments végétaux entiers et peu transformés, tels que les céréales complètes, les fruits, les légumes, les légumineuses, les noix et les graines. Selon Michelle Dunk, chercheuse affiliée au Centre de recherche sur le vieillissement (ARC) du Département de neurobiologie, sciences du soin et société,
« Nos résultats suggèrent que la qualité de l’alimentation à base de plantes pourrait être cruciale. Il ne s’agit pas seulement de manger davantage d’aliments à base de plantes, il s’agit de choisir des aliments végétaux entiers et peu transformés comme les grains entiers, les fruits, les légumes, les légumineuses, les noix et les graines. »
Michelle Dunk, chercheuse à l’Institut Karolinska
Les résultats de cette recherche observationnelle indiquent que d’autres facteurs de style de vie contribuent également à la réduction du risque de démence. L’activité physique régulière, l’abstinence du tabac et une consommation modérée d’alcool se sont avérés bénéfiques, mais leur impact est plus marqué chez les individus qui ne suivent pas déjà un régime alimentaire végétal équilibré.
Bien que ces découvertes renforcent les preuves existantes en faveur d’une alimentation riche en végétaux pour la santé cérébrale, les chercheurs insistent sur la nécessité de mener des études complémentaires pour confirmer un lien de causalité. Ils soulignent que cette étude, de nature observationnelle, ne peut établir une relation de cause à effet.
Cette recherche a été financée par le Conseil suédois de la recherche, Forte, l’Institut Karolinska, Demensfonden et Lindhés Advokatbyrå AB. Les chercheurs déclarent n’avoir aucun conflit d’intérêts.
Publication
« Qualité de l’alimentation à base de plantes, mode de vie sain et risque de démence chez les personnes âgées atteintes de maladies cardiométaboliques »
Michelle M. Dunk, Abigail Dove, Jiao Wang, Sakura Sakubara, Adrián Carballo-Casla, Weili XU
JACC : avancéesVolume 4, numéro 11, partie 1, 2025 ; https://doi.org/10.1016/j.jacadv.2025.102229