Les marchés financiers affichent une prudence relative, avec des indices boursiers en hausse contrastant avec les difficultés du bitcoin. L’attention se concentre sur la date limite du 12 août pour les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine, tandis que l’or se rapproche des 3 400 dollars (environ 3 650 $US) sous la pression de potentielles taxes américaines.
La semaine a été marquée par un repli du dollar, fragilisé par des anticipations d’assouplissement monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) et une nouvelle incertitude concernant les droits de douane. Malgré cela, les indices boursiers européens ont surperformé leurs homologues américains, et l’appétit des investisseurs pour les valeurs technologiques américaines reste solide, malgré un contexte global volatil.
Les cryptomonnaies reflètent cette attitude mesurée face au risque. Si le bitcoin est en baisse sur la semaine, d’autres cryptomonnaies, notamment l’ether et le ripple, progressent. Le bitcoin flirte avec le seuil de 4 000 $ (environ 3 700 €) pour la première fois depuis décembre 2024.
L’or a également connu une semaine positive, gagnant environ 1 % et poursuivant sa tendance haussière depuis le 30 juillet. Cette progression s’explique en partie par la faiblesse du dollar, mais aussi par l’annonce potentielle de taxes américaines sur les lingots d’or d’un kilo, principalement raffinés en Suisse, ce qui pourrait limiter l’offre et soutenir les prix.
Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine restent au cœur des préoccupations. Après les annonces de mercredi concernant les droits de douane sur les puces électroniques et les tentatives d’Apple (NASDAQ: AAPL) d’éviter les droits de douane de 50 % liés à ses usines en Inde, la situation s’est stabilisée jeudi. Le Japon peut se réjouir de la clarification concernant les droits de douane américains sur ses exportations, désormais fixés à 15 %.
La date limite du 12 août pour la prolongation des droits de douane américains sur les produits chinois approche. La plupart des investisseurs s’attendent à une prolongation de 90 jours, mais l’accord n’est pas encore signé par l’administration Trump, qui pourrait utiliser cette échéance pour affirmer son contrôle.
À ce stade, l’influence de l’administration Trump sur la Fed se renforce. Stephen Miran, actuel président du Conseil des conseillers économiques, prendra le poste d’Adriana Kugler au sein de la Fed jusqu’au 31 janvier 2026. Il participera donc à la réunion du FOMC (Federal Open Market Committee) à la fin octobre. Cette nomination, ainsi que la présence d’autres proches de Trump au sein du FOMC, soulève des questions sur l’indépendance de la banque centrale.
La réunion de la Banque d’Angleterre (BoE) de jeudi a été plus disputée que prévu. Pour la première fois depuis 1997, il a fallu deux tours de vote pour approuver une hausse de 25 points de base, quatre membres du Comité de politique monétaire (MPC) s’opposant à cette mesure. Bien que la hausse ait été approuvée, le discours équilibré du gouverneur Bailey suggère qu’une baisse des taux en septembre est peu probable. Les marchés anticipent désormais un assouplissement monétaire total de 18 points de base d’ici la fin de l’année. Malgré un repli temporaire, les perspectives à moyen terme pour la livre sterling semblent s’améliorer selon la plupart des banques d’investissement.