Publié le 9 octobre 2025 17:24:00. La campagne d’huile d’olive 2025-2026 en Grèce démarre sur des bases incertaines, avec des prix à la baisse et une qualité de récolte qui dépendra de la pression des mouches de l’olivier. Les premiers lots se vendent déjà, mais les perspectives restent fragiles pour les producteurs.
- Le premier lot d’huile d’olive extra vierge de la saison a été vendu 7,85 euros le kilogramme, en baisse par rapport aux 10,20 euros de l’année précédente.
- La coopérative Agio Apostolo, en Laconie, souligne la nécessité de maintenir un prix de production supérieur à 7 euros le kilo pour assurer la rentabilité des exploitations.
- Les prévisions de production mondiale restent fortes, mais les prix en Grèce et en Espagne sont sous pression, tandis qu’ils augmentent en Italie.
La campagne oléicole 2025-2026 a officiellement débuté en Grèce avec la vente des premiers volumes d’huile d’olive extra vierge. La Coopérative Agricole de l’huile d’olive Agio Apostolo, située en Laconie, a cédé deux cuves, représentant un volume total d’environ 22 tonnes, à une entreprise de transformation grecque. Le prix d’acquisition s’est établi à 7,85 euros le kilogramme, un recul notable par rapport au prix de départ de la saison précédente, qui atteignait 10,20 euros le kilogramme.
Cette coopérative est traditionnellement l’une des premières à lancer la récolte, dès la fin septembre, et à commercialiser ses produits. Son président, Panayotis Basqueis, a mis en garde contre les risques liés à la baisse des prix.
« Il est crucial de maintenir un prix de production supérieur à 7 euros le kilo pour garantir la viabilité économique de la culture de l’olivier. À mesure que les prix diminuent, il devient de plus en plus difficile pour les agriculteurs de couvrir leurs coûts de production. »
Panayotis Basqueis, président de la Coopérative Agricole de l’huile d’olive Agio Apostolo
L’an passé, Agio Apostolo avait vendu 51 tonnes à une entreprise italienne au prix de 10,20 euros le kilogramme. Lors de la saison 2023-2024, la première transaction commerciale portait sur un réservoir vendu 9,25 euros le kilogramme. Ces chiffres illustrent la volatilité du marché et la pression exercée sur les prix.
L’incertitude domine actuellement les prévisions pour la saison en cours. La qualité des olives, affectée par les récentes infestations de mouches de l’olivier, jouera un rôle déterminant dans la fixation des prix. La variété Coronei, principale olive cultivée en Grèce, devrait représenter une production estimée entre 250 000 et 270 000 tonnes à l’échelle nationale.
À titre de comparaison, l’Espagne anticipe une production de 1,3 à 1,4 million de tonnes, tandis que l’Italie prévoit environ 300 000 tonnes. Selon le Conseil oléicole international (COI), la demande mondiale, notamment américaine, reste soutenue. Cependant, les prix pratiqués par les producteurs grecs et espagnols sont soumis à des tensions. Les prix à Cana, en Grèce, ont chuté à 380 euros les 100 kg en juillet (soit une baisse de 41 % par rapport à 2024), tandis qu’en Espagne (Haen), ils ont reculé de 46 % à 386,70 euros les 100 kg. L’Italie (Barry), en revanche, enregistre une augmentation de 19 % à 970 euros les 100 kg.
Cette première vente aux enchères donne un aperçu préliminaire de la saison, mais les prix définitifs et les tendances du marché se préciseront au fur et à mesure de l’avancement de la récolte dans les principales régions de production d’olives en Grèce.
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