Publié le 8 octobre 2025 à 15h01. Une vaste étude menée auprès de près de 10 millions de personnes révèle que l’hypertension artérielle, le cholestérol élevé, la glycémie élevée et le tabagisme sont responsables de 99 % des crises cardiaques, remettant en question l’idée d’événements cardiaques soudains sans cause identifiable.
- Quatre facteurs de risque principaux – hypertension, cholestérol, glycémie et tabagisme – expliquent la quasi-totalité des crises cardiaques.
- L’hypertension artérielle est le facteur de risque le plus prédominant, présent dans plus de 93 % des cas.
- L’étude souligne l’importance de la prévention et du traitement de ces facteurs de risque, souvent évitables ou curables.
Une nouvelle étude, basée sur les données de 9 millions d’individus aux États-Unis et en Corée du Sud, apporte un éclairage significatif sur les causes des crises cardiaques. Les résultats démontrent que dans 99 % des cas, ces événements peuvent être attribués à quatre facteurs de risque bien établis : l’hypertension artérielle, un taux de cholestérol élevé, un taux de glucose élevé et le tabagisme, actuel ou passé.
Cette découverte contredit une tendance récente à évoquer des crises cardiaques survenant sans facteurs de risque apparents, une hypothèse parfois associée aux effets secondaires potentiels des vaccins contre la COVID-19. Il est important de souligner que les bénéfices de la vaccination en termes de protection contre les pathologies cardiaques liées au virus restent largement supérieurs aux risques potentiels.
Selon les chercheurs, les cas de crises cardiaques soudaines et inattendues constituent une exception rare. Dans la grande majorité des situations, au moins l’un des quatre facteurs de risque mentionnés est en cause. Le problème réside souvent dans le fait que ces facteurs ne sont pas diagnostiqués à temps. Les auteurs de l’étude insistent donc sur la nécessité de renforcer les mesures de prévention et de traitement de ces risques, soulignant qu’ils sont pour la plupart évitables et, lorsqu’ils se manifestent, souvent curables.
L’étude révèle que l’hypertension artérielle est particulièrement prédominante. Plus de 93 % des patients ayant subi une crise cardiaque, une insuffisance cardiaque ou un accident vasculaire cérébral présentaient déjà une hypertension artérielle.

Même chez les femmes de moins de 60 ans, un groupe démographique généralement moins exposé aux risques cardiaques, 95 % des crises cardiaques pourraient être liées à l’un de ces quatre facteurs.
La connaissance de ces données est essentielle pour recentrer les efforts de prévention sur les facteurs de risque modifiables et les traitements disponibles. Il s’agit de détourner l’attention des théories du complot, comme celles concernant les vaccins contre la COVID-19, et de se concentrer sur des actions concrètes pour réduire la consommation de tabac et promouvoir un mode de vie sain, favorisant ainsi la prévention de l’hypertension et le contrôle des taux de glucose et de cholestérol.
En outre, même si l’on ne peut pas toujours empêcher des anomalies dans les analyses sanguines ou une augmentation de la tension artérielle, ces valeurs anormales peuvent être traitées. Les crises cardiaques associées à l’hypertension étaient souvent liées à un manque de suivi médical. Ces résultats soulignent donc l’importance des contrôles réguliers, qui permettent de mettre en place des traitements rapidement.
Il convient de noter que l’étude présente une limite : elle a été menée uniquement auprès de populations américaines et sud-coréennes, ce qui exclut une part importante de la population mondiale. Bien que les chercheurs aient tenu compte de la diversité ethnique, l’influence géographique doit également être prise en considération. Les habitudes culturelles et la génétique liées à différentes origines biogéographiques peuvent également influencer les résultats en matière de santé. Il serait donc pertinent de reproduire cette étude auprès de populations d’autres régions du monde. Néanmoins, ces premiers résultats fournissent une base solide pour orienter les stratégies de prévention des crises cardiaques.
Pour plus d’informations sur l’étude, vous pouvez consulter l’article original publié dans le Journal of the American College of Cardiology.