Publié le 12 octobre 2025 à 04:21:00. L’Australie a gâché la fête à Montréal en battant le Canada 1-0 dans un match de préparation à la Coupe du monde, malgré une domination territoriale des locaux. Cette victoire, la septième consécutive pour les Socceroos, confirme leur excellente dynamique avant le grand rendez-vous de 2026.
- L’Australie a remporté une victoire 1-0 contre le Canada grâce à un but de Nestory Irankunda.
- Le Canada a dominé la possession de balle (60%) et le nombre de tirs (17 contre 5), mais n’a pas réussi à concrétiser sa supériorité.
- Paul Izzo, le gardien australien, a réalisé une performance exceptionnelle avec huit arrêts.
Montréal attendait une célébration du football canadien, un retour aux sources après plusieurs années sans match dans la capitale québécoise. L’équipe, renforcée par des joueurs francophones, revenait forte d’une série de bons résultats, notamment des victoires contre la Roumanie et le Pays de Galles, qui lui avaient permis d’atteindre un classement FIFA record de 26. La présence du Premier ministre Mark Carney et du président de la FIFA, Gianni Infantino, témoignait de l’importance de cet événement.
Pourtant, la soirée a viré au cauchemar pour les supporters canadiens. Malgré une nette domination territoriale et un nombre conséquent d’occasions, ils ont été battus 1-0 par une équipe australienne pragmatique et efficace. Le but décisif a été marqué par Nestory Irankunda, qui a transformé un centre en un tir imparable, malgré la tentative de dégagement de Niko Sigur.
Le gardien australien, Paul Izzo, a été le héros de la soirée avec huit arrêts décisifs, défiant ainsi Mathieu Ryan pour le poste de numéro un des Socceroos. Cette victoire permet à l’Australie de poursuivre sa série impressionnante : sept victoires consécutives et onze matchs sans défaite. Ils rejoignent ainsi l’Argentine (à deux reprises), les Pays-Bas et le Mexique parmi les rares équipes à avoir battu le Canada en 90 minutes depuis la nomination de Jesse Marsch.
L’entraîneur canadien, Jesse Marsch, a exprimé sa déception après le match :
« Je pense que la plus grande déception des gars, c’est qu’ils savaient que la foule était formidable et qu’ils voulaient les électriser. On pouvait voir la déception sur leurs visages, parce qu’ils voulaient que la foule ressente l’énergie de l’équipe et ce qui se fait avec l’équipe. »
La frustration des supporters s’est manifestée par des huées à la fin du match, tandis que l’équipe canadienne peinait à percer le mur défensif australien. L’attaquant Liam Millar s’est vu refuser un but à la 90e minute par un arrêt spectaculaire d’Izzo.
L’Australie, fidèle à sa réputation, a su frustrer, absorber la pression et profiter des opportunités. L’entraîneur Tony Popovic a souligné l’importance de cette victoire et a mis en avant la performance de ses jeunes joueurs, notamment Mohamed Toure (21 ans) et Nestory Irankunda (19 ans).
« Il a 19 ans et nous avons un attaquant [Mohamed Toure] qui a 21 ans, à l’extérieur contre le Canada. Très fier d’eux. »
Popovic a également évoqué l’incident impliquant Joël Waterman et Tani Oluwaseyi, qui se sont disputés avec Irankunda en fin de match :
« C’est quelque chose de plus que nous avons partagé entre lui et moi. Je suis juste fier de sa contribution. C’est un jeune homme qui a encore beaucoup de croissance à venir. Maintenant, lors des deux derniers matchs, il a marqué des buts pour l’Australie. »
L’Australie a démontré sa capacité à s’adapter et à exploiter les faiblesses de son adversaire. Si elle parvient à améliorer sa possession de balle et sa fluidité offensive, elle sera une équipe redoutable lors de la Coupe du monde 2026. Le prochain test sera face aux États-Unis à Denver, le 15 octobre 2025.
Les Socceroos confirment ainsi leur statut d’équipe difficile à battre, capable de gagner même lorsqu’elle ne livre pas sa meilleure performance. Une qualité précieuse à l’approche de la Coupe du monde.
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