Publié le 12 octobre 2025 à 14h30. Frappée par de multiples maladies chroniques, une femme de Dortmund se bat pour sa santé et lance un appel aux dons pour accéder à des traitements coûteux qui pourraient lui redonner une vie normale.
- Sarah Tiedemann, 34 ans, souffre de plusieurs maladies multisystémiques, dont le syndrome de fatigue chronique (SFC), le syndrome d’activation des mastocytes (MCAS) et la sensibilité chimique multiple (MCS).
- Une infection au coronavirus en 2023 a considérablement aggravé son état de santé, entraînant un effondrement de son système immunitaire.
- Elle a besoin de 9 000 euros pour financer des traitements essentiels, notamment des infusions et des séances d’aphérèse des lipoprotéines, dont le coût n’est pas remboursé par l’assurance maladie.
Sarah Tiedemann, autrefois orthophoniste et nutritionniste épanouie, vit aujourd’hui une existence isolée, souvent contrainte de s’abriter sous une tente en raison de sa sensibilité extrême aux substances chimiques et aux odeurs. Son corps réagit violemment à son environnement, provoquant des difficultés respiratoires, des troubles circulatoires et des problèmes neurologiques.
Avant l’apparition de ses problèmes de santé, Sarah menait une vie active et riche en activités. Elle chantait dans une chorale, pratiquait l’escalade et promenait régulièrement son chien. Elle avait des projets d’avenir et une passion pour son travail. Cependant, depuis plus de dix ans, elle ressentait des symptômes inexplicables qui se sont brutalement intensifiés après sa deuxième infection au coronavirus en 2023.
Les maladies dont souffre Sarah Tiedemann, regroupées sous le terme de maladies multisystémiques, sont particulièrement invalidantes. Le syndrome de fatigue chronique (SFC) se manifeste par un épuisement profond et persistant, des douleurs chroniques, des troubles du sommeil et des difficultés de concentration, même après un repos suffisant. Le syndrome d’activation des mastocytes (MCAS) provoque des réactions de type allergique, telles que des éruptions cutanées, des problèmes gastro-intestinaux et des troubles cardiovasculaires. Enfin, la sensibilité chimique multiple (MCS) entraîne une hypersensibilité aux produits chimiques courants, provoquant des maux de tête, des difficultés respiratoires et des réactions cutanées.
Aujourd’hui, Sarah espère pouvoir reconstruire lentement son corps grâce à des traitements spécifiques, notamment des infusions de fer, de vitamine C et de glutathion. L’aphérèse des lipoprotéines, une technique de purification du sang qui élimine les substances inflammatoires et les toxines, semble particulièrement prometteuse. Elle a déjà commencé les premières séances et ressent les premiers signes d’amélioration : « Les symptômes ont commencé à changer, il y a les premiers signaux positifs. »
Malheureusement, ces traitements sont extrêmement coûteux. Chaque séance d’aphérèse des lipoprotéines représente une dépense d’environ 2 500 euros, et l’assurance maladie ne prend pas en charge ces frais. Sarah a déjà engagé plus de 30 000 euros ces derniers mois pour les traitements, les tests de laboratoire et les thérapies d’accompagnement, épuisant ainsi toutes ses économies et accumulant des dettes. « Nous atteignons nos limites », confie Jutta, sa mère.
C’est pourquoi Sarah lance un appel public à la générosité. Elle souhaite non seulement survivre, mais aussi retrouver une vie digne et pouvoir à nouveau exercer son métier, retrouver ses amis et profiter des plaisirs simples de l’existence. Une campagne de collecte de fonds a été lancée en ligne, avec un objectif de 9 000 euros.
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