Home MondeLes Palestiniens trouvent la ville de Gaza en ruines, Trump présidera le sommet sur la paix – Moyen-Orient et Afrique

Les Palestiniens trouvent la ville de Gaza en ruines, Trump présidera le sommet sur la paix – Moyen-Orient et Afrique

by Clara Dubois

Publié le 12 octobre 2025 à 15h31. Des centaines de milliers de Palestiniens ont regagné leurs foyers dans une ville de Gaza dévastée, alors que l’imminente libération d’otages israéliens coïncide avec un sommet international convoqué par l’administration Trump pour discuter d’un plan de paix dans la région.

  • Un accord est en cours de finalisation pour la libération de 47 otages israéliens, en échange de 250 prisonniers détenus par Israël et de 1 700 Gazaouis.
  • Le président américain Donald Trump présidera lundi un sommet à Charm el-Cheikh, en Égypte, avec plus de 20 pays pour discuter de la situation au Moyen-Orient.
  • Plus de 500 000 Palestiniens sont retournés à Gaza, découvrant des scènes de destruction massive.

Après un jour de calme relatif, l’espoir renaît pour les familles d’otages israéliens. Steve Witkoff, l’envoyé de Donald Trump pour les négociations au Moyen-Orient, a promis aux proches des disparus que leurs proches seraient bientôt de retour au domicile. Il s’est exprimé devant une foule à Tel Aviv, où les participants ont scandé des remerciements à l’ancien président américain.

« Votre courage a ému le monde. Aux otages eux-mêmes : vous rentrez chez vous. »

Steve Witkoff, envoyé de Donald Trump au Moyen-Orient

Osama Hamdan, un haut responsable du Hamas, a confirmé que l’échange de prisonniers devrait débuter lundi matin, comme convenu.

Cet accord intervient deux ans après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui a déclenché une offensive israélienne ayant fait plus de 67 000 victimes palestiniennes, selon le ministère de la Santé de Gaza, des chiffres jugés crédibles par les Nations Unies. Les données ne distinguent pas entre civils et combattants, mais indiquent que plus de la moitié des décès sont des femmes et des enfants. L’attaque initiale du Hamas avait causé la mort de 1 219 personnes en Israël, principalement des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels israéliens.

Cependant, la question d’une solution politique à long terme reste en suspens. Le Hamas résiste aux appels au désarmement, une condition posée par Israël et soutenue par les États-Unis. Un responsable du groupe, souhaitant rester anonyme, a déclaré que le désarmement était « hors de question ». Hossam Badran, membre du bureau politique du Hamas, a averti que la deuxième phase du plan Trump « contient de nombreuses complexités et difficultés » et a affirmé que le Hamas n’assisterait pas à la signature officielle de l’accord de paix en Égypte.

Le plan Trump prévoit le remplacement progressif des forces israéliennes à Gaza par une force multinationale composée d’Égypte, du Qatar, de Turquie et des Émirats arabes unis, sous la coordination d’un centre de commandement américain basé en Israël.

Samedi, l’amiral Brad Cooper, chef du Commandement central américain (CENTCOM), Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, se sont rendus à Gaza pour évaluer la situation sur le terrain. Ils ont ensuite rencontré des familles d’otages à Tel Aviv, dont Einav Zangauker, dont le fils Matan figure parmi les 20 otages encore considérés comme vivants.

« Nous continuerons à crier et à nous battre jusqu’à ce que tout le monde soit à la maison. Nous ressentons enfin de l’espoir, mais nous ne pouvons pas et ne nous arrêterons pas maintenant. »

Einav Zangauker, famille d’otage israélien

Parallèlement, des centaines de milliers de Palestiniens ont commencé à retourner dans leurs foyers à Gaza, découvrant un paysage de désolation. Selon l’agence de défense civile de Gaza, plus de 500 000 personnes étaient de retour dans la ville samedi soir.

« Nous avons marché pendant des heures et chaque pas était rempli de peur et d’anxiété pour ma maison. Quand je suis arrivée dans le quartier d’Al-Rimal, j’ai trouvé ma maison entièrement détruite. Je me suis tenue devant et j’ai pleuré. Tous ces souvenirs ne sont plus que poussière. »

Raja Salmi, habitante de Gaza

Des images prises par drone par l’AFP montrent des quartiers entiers réduits à des amas de béton et de ferraille. Des hommes, des femmes et des enfants fouillaient les décombres à la recherche de leurs biens et de leurs proches. Sami Musa, 28 ans, a retrouvé sa maison encore debout, mais a décrit Gaza comme une « ville fantôme », où « l’odeur de la mort flotte encore dans l’air ».

Le Bureau humanitaire des Nations Unies a annoncé qu’Israël avait autorisé le transport de 170 000 tonnes d’aide humanitaire vers Gaza, à condition que le cessez-le-feu soit respecté.

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