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Le CIS de Tezanos étend la distance du PSOE sur le PP à 15 points et laisse Vox presque à égalité avec les populaires

Publié le 13 octobre 2025 16h39. Malgré les accusations de corruption et les revers parlementaires, le PSOE de Pedro Sánchez maintient une popularité électorale surprenante, selon le dernier baromètre du CIS, qui pourrait inciter le gouvernement à anticiper…

Le CIS de Tezanos étend la distance du PSOE sur le PP à 15 points et laisse Vox presque à égalité avec les populaires

Publié le 13 octobre 2025 16h39. Malgré les accusations de corruption et les revers parlementaires, le PSOE de Pedro Sánchez maintient une popularité électorale surprenante, selon le dernier baromètre du CIS, qui pourrait inciter le gouvernement à anticiper les élections générales.

  • Le PSOE creuse l’écart avec le Parti Populaire, avec 34,8% des intentions de vote contre 19,8% pour le PP.
  • Pedro Sánchez reste le leader politique le mieux noté, malgré les controverses, et est préféré par 42,3% des sondés pour la présidence du gouvernement.
  • Le PP réagit avec ironie aux chiffres du CIS, les qualifiant de déconnectés de la réalité.

Le dernier baromètre du Centre de Recherches Sociologiques (CIS), publié ce lundi et dirigé par José Félix Tezanos, révèle une résilience inattendue du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) de Pedro Sánchez. Cette enquête, menée dans les jours suivant la publication du rapport de l’Unité Centrale Opérationnelle (UCO) révélant des paiements en espèces du parti à l’ancien ministre José Luis Ábalos, ne semble pas avoir entamé la confiance des électeurs.

Au contraire, le PSOE renforce sa position. L’écart avec le Parti Populaire (PP) s’élargit de six points, atteignant 15 points. Le PSOE obtiendrait 34,8% des voix, tandis que le PP se retrouverait à 19,8%. Le parti d’extrême droite Vox se positionne quant à lui à seulement deux points derrière le PP, avec un score qui pourrait s’avérer déterminant dans la course à la présidence du gouvernement.

Ces résultats interviennent alors que la Moncloa, siège du gouvernement espagnol, envisage sérieusement d’avancer les élections générales, en misant sur un PP affaibli et un Vox en progression.

Les autres partis politiques maintiennent des scores stables. Sumar et Podemos se situent respectivement à 7,7% et 4,9% des intentions de vote, des chiffres similaires à ceux enregistrés lors de l’enquête de septembre.

Les affaires de corruption, telles que le scandale impliquant Koldo, José Luis Ábalos et Pedro Sánchez, ou encore les enquêtes concernant Begoña Gómez, David Sánchez et le procureur général de l’État, n’affectent pas la popularité du parti ni de son leader. Pedro Sánchez est ainsi considéré comme le leader politique le plus apprécié, avec une note moyenne de 4,4 sur 10. Il est suivi par la vice-première ministre Yolanda Díaz (4,24) et Alberto Núñez Feijóo, leader du PP (3,46). 42,3% des personnes interrogées le préfèrent pour le poste de président du gouvernement, un score bien supérieur à celui d’Abascal (16%) et de Feijóo (13,5%).

Le Parti Populaire a réagi avec véhémence à la publication de ces chiffres. Miguel Tellado, secrétaire général du PP, a ironisé sur les réseaux sociaux :

« Il semble que le vol nous donne des votes et que nous sommes à un accusé et deux blagues d’avoir le pouvoir absolu dans le CIS de Tezanos. »

Miguel Tellado, secrétaire général du PP Il a même suggéré que Pedro Sánchez pourrait ordonner à ses ministres de se mettre à la disposition de Koldo pour continuer à progresser dans les sondages. Alma Ezcurra, secrétaire adjointe à la Coordination sectorielle du Parti Populaire, a quant à elle affirmé que

« tous les sondages qui ne sont pas signés par un socialiste donnent la victoire au Parti Populaire »

Alma Ezcurra, secrétaire adjointe à la Coordination sectorielle du PP.

Le CIS a également évalué la popularité des ministres. Carlos Cuerpo, ministre de l’Économie, arrive en tête de ce classement avec une note moyenne de 5,41, suivi de Pablo Bustinduy, ministre des Droits sociaux et de la Consommation (5,32) et Margarita Robles, ministre de la Défense (4,92).

L’enquête du CIS aborde également la commémoration du 50e anniversaire de la mort de Francisco Franco, la considérant comme un sujet d’actualité. 65,5% des Espagnols interrogés jugent les années de la dictature « très mauvaises ou mauvaises », tandis que 21,3% les estiment « bonnes ou très bonnes ». Une large majorité (74,6%) estime que le régime démocratique actuel est « beaucoup meilleur ou meilleur » que la dictature.

La situation à Gaza, qui a dominé l’agenda politique le mois dernier, notamment lors de la visite du président du gouvernement en Égypte pour la signature d’un accord de paix, suscite également de vives préoccupations. 67,6% des personnes interrogées se disent « très ou assez » préoccupées par les événements qui se déroulent dans la bande de Gaza. 38% approuvent « très ou plutôt » la gestion de la crise par le gouvernement espagnol, tandis que 30,5% ne sont pas d’accord et 23,3% se montrent plutôt d’accord.

Les préoccupations majeures des Espagnols restent le logement (37,1%), l’immigration (20,5%) et la qualité de l’emploi (18,3%). Néanmoins, 66% des citoyens interrogés estiment que leur situation économique personnelle est actuellement « très bonne ou bonne », tandis que 21,2% la jugent « mauvaise ou très mauvaise ».

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.