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Santé

Voici comment cela affecte votre corps, même si vous ne mangez pas de sucreries

Publié le 14 octobre 2025 à 06h34. Bien plus qu’une question de desserts, une consommation excessive de sucre, même caché dans des aliments courants, peut accélérer le vieillissement cellulaire, perturber le métabolisme et augmenter le risque de maladies…

Voici comment cela affecte votre corps, même si vous ne mangez pas de sucreries

Publié le 14 octobre 2025 à 06h34. Bien plus qu’une question de desserts, une consommation excessive de sucre, même caché dans des aliments courants, peut accélérer le vieillissement cellulaire, perturber le métabolisme et augmenter le risque de maladies chroniques. Une spécialiste décrypte les mécanismes en jeu et les quantités à surveiller.

  • Un excès de sucre favorise la résistance à l’insuline et l’inflammation chronique.
  • Le glucose et le sucre ne sont pas interchangeables : le glucose est essentiel, mais son excès est néfaste.
  • L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande de limiter la consommation de sucre à moins de 5 % des calories quotidiennes (environ 25 grammes pour un régime de 2 000 calories).

Contrairement à une idée reçue, la simple suppression des desserts ne suffit pas à contrôler la glycémie. L’excès de sucre, sous toutes ses formes – y compris celui présent dans le pain, les yaourts aromatisés ou les sauces – peut avoir des conséquences insidieuses sur la santé. Il favorise la résistance à l’insuline, accélère le vieillissement cellulaire et augmente le risque de fatigue, d’insomnie, de prise de poids et d’inflammation chronique. Réduire au minimum sa consommation pourrait donc être la clé d’une vie plus longue et en meilleure santé, selon les experts.

C’est la thèse que développe Diana Díaz Rizzolo, spécialiste en médecine translationnelle et biomédecine, ainsi que diététiste-nutritionniste, dans son ouvrage « L’effet du glucose » (Zenith). Dans une interview accordée à Europa Press Health Infosalus, elle explique que la première étape pour comprendre les enjeux est de distinguer le sucre du glucose.

« Le sucre et le glucose sont des termes différents. »

Diana Díaz Rizzolo, spécialiste en médecine translationnelle et biomédecine, diététiste-nutritionniste

Le glucose, précise-t-elle, est une petite molécule qui fournit de l’énergie aux cellules de notre corps et permet le bon fonctionnement des organes vitaux. Il est principalement obtenu à partir des glucides présents dans les aliments et des sucres ajoutés. Ce glucose circulant dans le sang est utilisé comme carburant par les cellules, mais pour y accéder, il a besoin de l’insuline, une hormone produite par le pancréas.

Le pancréas, explique la professeure de la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université Ouverte de Catalogne, est équipé de capteurs qui détectent la présence de glucose dans le sang et déclenchent la sécrétion d’insuline, véritable « clé » permettant au glucose de pénétrer dans les cellules.

Vieillissement prématuré

Lorsque le pancréas sécrète de l’insuline, le glucose peut ainsi entrer dans les cellules, diminuant sa concentration dans le sang. Cependant, un excès de glucose peut perturber cet équilibre et entraîner une série de conséquences néfastes.

« Un excès de glucose dans le corps peut devenir pathologique et accélérer quelque chose de normal comme le vieillissement, donnant lieu à un vieillissement prématuré. »

Diana Díaz Rizzolo, spécialiste en médecine translationnelle et biomédecine, diététiste-nutritionniste

L’excès de glucose est d’abord stocké dans le foie et les muscles, un mécanisme naturel bénéfique pour assurer les réserves énergétiques. Mais lorsque ces réserves sont saturées, le surplus peut se transformer en graisse, s’accumulant dans le tissu adipeux ou restant en circulation sanguine. Cette situation est directement liée au vieillissement prématuré, souligne l’experte.

D’où l’importance de considérer le sucre comme un « accélérateur silencieux du vieillissement cellulaire », tout en reconnaissant que la génétique joue un rôle crucial dans notre longévité, mais que notre mode de vie peut influencer le résultat.

« Une consommation excessive et prolongée de sucre déclenche un véritable blocage métabolique. La rigidité métabolique rend difficile la gestion du poids et de l’énergie quotidienne, accélérant le vieillissement et réduisant notre qualité de vie. »

Diana Díaz Rizzolo, spécialiste en médecine translationnelle et biomédecine, diététiste-nutritionniste

De plus, Diana Díaz souligne que la consommation excessive de sucre n’est pas seulement une menace pour notre taux de glucose, mais qu’elle est également un « déclencheur silencieux d’inflammation chronique », augmentant le risque de développer des maladies graves.

Quelle quantité de sucre consommer ?

Interrogée sur la quantité de sucre à consommer pour éviter un vieillissement prématuré, l’experte en nutrition rappelle que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande un maximum de 5 % des calories quotidiennes, soit environ 25 grammes pour un régime de 2 000 calories, « même si une consommation proche de zéro est toujours préférable », insiste-t-elle.

Cela équivaut à six cuillères à café par jour, une quantité qui peut sembler facilement contrôlable. Cependant, le principal problème ne réside pas tant dans le sucre que nous ajoutons consciemment à nos aliments et boissons, mais dans le sucre caché présent dans de nombreux produits de consommation courante : pain, boissons végétales, flocons d’avoine, yaourts aromatisés, sauce tomate, biscuits, jus d’orange, miel, etc.

Autres conséquences de la consommation de sucre

En conclusion, Diana Díaz rappelle que le sucre accélère les processus de vieillissement, mais que ses effets peuvent aller plus loin, favorisant la fatigue chronique, l’insomnie, le stress, la prise de poids et la perte de masse musculaire.

« La privation de sommeil, que ce soit à cause de l’insomnie ou d’horaires alternés, peut déclencher une série d’effets indésirables, notamment un excès de glucose, qui peut accélérer le vieillissement et détériorer notre qualité de vie. »

Diana Díaz Rizzolo, spécialiste en médecine translationnelle et biomédecine, diététiste-nutritionniste

Une mauvaise nuit de sommeil entraîne une intolérance au glucose et une augmentation de sa concentration dans le sang. De plus, elle active le système de récompense, qui recherche le plaisir à travers des aliments riches en sucre et graisse. La consommation de sucre le soir est également liée à une moins bonne qualité de sommeil.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.