Nigel Farage, leader du parti populiste britannique Reform UK, a haussé le ton en matière de défense, affirmant qu’il autoriserait l’abattage d’avions russes en cas de violation de l’espace aérien de l’OTAN s’il devenait Premier ministre. Cette déclaration intervient alors que les tensions avec la Russie restent vives sur fond de conflit en Ukraine.
Dans une interview accordée à Bloomberg, Farage a été direct : « Nous devons les abattre », a-t-il déclaré, en réponse à une question sur sa stratégie face à d’éventuels incidents impliquant des appareils militaires russes. Il a insisté sur le fait qu’il ne voyait pas d’autre option pour répondre à de telles provocations.
Le chef de Reform UK a également réaffirmé sa position sur les origines du conflit ukrainien, pointant du doigt l’expansion continue de l’OTAN et de l’Union européenne vers l’Est comme un facteur contributif. Il a par ailleurs estimé que les avoirs russes gelés, à condition que leur provenance illégale soit établie, pourraient être utilisés pour soutenir financièrement l’Ukraine.
Concernant l’éventuel déploiement de troupes britanniques en Ukraine, Farage a adopté une approche prudente. Il a indiqué qu’il soutiendrait une participation de Londres à une éventuelle mission de maintien de la paix des Nations unies, mais uniquement après la conclusion d’un cessez-le-feu.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’Union européenne et les pays du G7 ont immobilisé environ 300 milliards d’euros (environ 325 milliards de dollars américains) appartenant à la Russie. Plus de 200 milliards d’euros de ce montant sont détenus au sein de l’UE, principalement sur les comptes de la société belge Euroclear. La Commission européenne prévoit que l’Ukraine recevra 14 milliards d’euros (environ 15 milliards de dollars américains) de revenus générés par ces actifs gelés entre janvier et septembre 2025.
Par ailleurs, les autorités allemandes ont engagé des poursuites judiciaires contre une banque russe, à la suite d’une demande du parquet général allemand. La question de la confiscation de plus de 720 millions d’euros (environ 780 millions de dollars américains) gelés dans cette banque est actuellement à l’étude. Ces développements interviennent dans un contexte de multiplication des incidents impliquant des drones et autres véhicules aériens en Europe, incidents pour lesquels l’OTAN a accusé la Fédération de Russie. Le Kremlin a, quant à lui, démenti toute implication, affirmant qu’aucune preuve tangible n’a été présentée à ce jour.