Home AffairesLes pays de l’UE sont d’accord : le gaz russe doit disparaître

Les pays de l’UE sont d’accord : le gaz russe doit disparaître

by Amélie Bernard

Publié le 20 octobre 2025 à 12h00, mis à jour à 14h47. L’Union européenne s’apprête à interdire progressivement l’importation de gaz russe, une mesure visant à réduire la dépendance énergétique du continent et à affaiblir les revenus de Moscou, malgré l’opposition de certains États membres.

  • L’UE vise à éliminer le gaz russe de ses approvisionnements d’ici 2028 au plus tard.
  • La Suède aurait souhaité une approche plus rapide et plus ambitieuse.
  • Le Parlement européen pousse pour des négociations plus rapides et plus fermes.

Les ministres de l’Énergie des États membres de l’Union européenne devraient valider ce lundi à Luxembourg un accord pour mettre fin à l’utilisation du gaz russe, une source d’énergie qui a longtemps alimenté les économies européennes, mais qui est devenue un enjeu géopolitique majeur suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Malgré l’opposition de la Hongrie et de la Slovaquie, l’accord devrait être approuvé, selon les indications du ministre suédois de l’Énergie et de l’Industrie, Ebba Busch. Elle a qualifié cette initiative de « paquet liberté ».

Depuis le début de la guerre d’agression russe en Ukraine, il y a plus de trois ans, certains pays de l’UE ont continué d’importer d’importantes quantités de gaz naturel russe. Le nouvel accord prévoit une interdiction progressive des importations de gaz russe liquéfié et acheminé par gazoduc, laissant jusqu’au 1er janvier 2028 aux importateurs ayant des contrats à long terme pour ajuster leurs approvisionnements.

La Suède aurait préféré une position plus ferme.

« Il est grand temps que nous réussissions à franchir cette étape. Nous aurions aimé que cela se produise beaucoup plus tôt et avec plus d’ambition. »

Ebba Busch, ministre de l’Énergie et de l’Industrie (Suède)

Le ministre danois du Climat et de l’Énergie, Lars Aagaard, qui a mené les négociations, a également exprimé son optimisme.

« J’appelle cela un paquet liberté. »

Lars Aagaard, ministre danois du Climat et de l’Énergie

Parallèlement, le Parlement européen insiste pour que les négociations de compromis avancent plus rapidement et avec plus de détermination avant que l’accord ne soit définitivement conclu. Lars Aagaard a déclaré espérer que les négociations pourront être achevées avant la fin de l’année.

Wiktor Nummelin/TT

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.