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La motivation d’une mère dans la lutte contre les kilos – de l’obésité morbide à une vie pleine d’énergie

Publié le 26 octobre 2023. Adnana a transformé sa vie en perdant 46 kg en onze mois grâce à un ballon gastrique et un accompagnement médical rigoureux. Son témoignage illustre l'importance d'une prise en charge globale dans la…

La motivation d’une mère dans la lutte contre les kilos – de l’obésité morbide à une vie pleine d’énergie

Publié le 26 octobre 2023. Adnana a transformé sa vie en perdant 46 kg en onze mois grâce à un ballon gastrique et un accompagnement médical rigoureux. Son témoignage illustre l’importance d’une prise en charge globale dans la lutte contre l’obésité morbide.

Onze mois après une intervention chirurgicale de pose d’un ballon gastrique, Adnana affiche une perte de poids impressionnante de 46 kg. Son parcours, débuté il y a près d’un an, témoigne de la puissance d’une approche multidisciplinaire et d’une discipline de fer.

Les premiers résultats ont été spectaculaires : Adnana a perdu 8 kg dès les deux premières semaines, dépassant les prévisions de son chirurgien. Cette réussite initiale a renforcé sa motivation à suivre scrupuleusement les recommandations médicales. Au fur et à mesure que les kilos diminuaient, elle retrouvait énergie, vitalité et, surtout, une meilleure santé.

Fin juillet dernier, Adnana avait déjà perdu 43 kg, portant désormais une taille 36. Ses collègues et même ses médecins avaient du mal à la reconnaître, tant sa transformation était radicale. Elle était devenue, selon ses proches, une personne métamorphosée.

Adnana souligne l’importance cruciale de l’équipe médicale et du programme de suivi proposé par Ponderas.

« La qualité de l’intervention chirurgicale est primordiale, mais le programme de prise en charge des patients obèses est tout aussi essentiel. J’ai entendu parler de chirurgiens qui se contentent d’opérer sans proposer de suivi nutritionnel ou de compléments vitaminiques. Dès le premier mois après l’opération, je devais rendre compte quotidiennement au Dr Bogdana, en lui indiquant mon niveau d’hydratation, ma glycémie et mon état général. »

Elle insiste sur le fait qu’elle n’a manqué aucun rendez-vous de contrôle postopératoire.

La clé de son succès réside dans une discipline sans faille. Adnana a respecté à la lettre les conseils des médecins concernant son alimentation, a intégré une activité physique régulière à son quotidien et a suivi des séances de kinésithérapie. Au début, elle craignait de ne pas pouvoir renoncer aux sucreries et aux pizzas, mais elle a rapidement découvert qu’il était plus facile qu’elle ne l’imaginait. Elle a complètement supprimé le sucre de son alimentation et veille à ce que ses repas soient riches en protéines et en nutriments essentiels.

Les tentations sont omniprésentes, notamment au bureau où des collègues commandent régulièrement des gâteaux et des pizzas. Adnana raconte avec fierté être parvenue à résister à ces envies. Elle se souvient cependant d’une soirée où elle a goûté une part de pizza commandée pour sa famille. Cette petite entorse à son régime l’a profondément perturbée, la laissant submergée par la culpabilité. Elle en a immédiatement parlé au Dr Banescu, qui l’a rassurée et lui a conseillé de ne pas se flageller et de ne pas sombrer dans l’excès.

Selon le Dr Bogdana Banescu,

« Adnana fait partie des patientes qui ont parfaitement suivi nos recommandations postopératoires et qui ont compris que l’intervention chirurgicale n’est qu’une étape. Elle fonctionne d’autant mieux si le patient prend conscience de la nécessité de changer son mode de vie. Adnana a bien compris qu’il était essentiel d’établir un horaire de trois repas par jour, sans grignotage entre les repas, sans sucreries, et qu’il est important de manger à table, et non pas dans la voiture, devant la télévision ou sur le canapé, car un repas doit durer au moins 20 minutes. »

Elle ajoute que le changement s’opère à plusieurs niveaux et que, selon elle, « le plus important est que le patient comprenne psychologiquement que l’intervention l’aide, mais qu’il doit également faire des efforts et être prêt à changer sa vie. »

Pour Adnana, le plus grand défi était l’obésité morbide et ses conséquences sur sa santé et sa qualité de vie. Avec un indice de masse corporelle (IMC) de 42, elle savait qu’elle devait opérer un changement radical pour retrouver sa liberté et son équilibre. Sa motivation première n’était pas la peur, mais un désir profond de retrouver son poids d’avant sa grossesse et, surtout, d’être en bonne santé pour sa fille. C’est cette considération qui a pesé le plus lourd dans sa décision de subir une intervention chirurgicale et de modifier son mode de vie.

Aujourd’hui, Adnana a atteint un poids santé (IMC inférieur à 25) et peut pratiquer des activités qu’elle ne pouvait plus envisager auparavant : elle peut grimper aux arbres avec sa fille, faire de la tyrolienne et profiter pleinement de moments simples ensemble.

Mais la récompense la plus émouvante a été le jour où sa fille de 10 ans, les larmes aux yeux, lui a dit :

« Maman, je peux te prendre dans mes bras, je peux te tenir. »

Pour Adnana, cette phrase a été la confirmation qu’elle avait pris la meilleure décision pour elle-même et pour sa famille.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.