Home MondeVance affirme que le cessez-le-feu à Gaza est “très bien placé” lors de sa visite en Israël, malgré les violences du week-end – suivez en direct

Vance affirme que le cessez-le-feu à Gaza est “très bien placé” lors de sa visite en Israël, malgré les violences du week-end – suivez en direct

by Clara Dubois

Publié le 21 octobre 2025 à 18h01 (heure britannique). Alors que les négociations entre Israël et le Hamas restent bloquées, les États-Unis envisagent un déploiement de forces internationales à Gaza pour stabiliser la région et préparer une éventuelle reconstruction, une approche qui soulève des questions quant à sa viabilité et à son impact sur la population palestinienne.

  • Les États-Unis souhaitent déployer une Force internationale de stabilisation (FIS) composée principalement de troupes arabes et musulmanes pour assurer la sécurité à Gaza.
  • Israël contrôle actuellement environ la moitié du territoire gazaoui, renforçant sa présence avec des obstacles en béton.
  • Une solution politique durable entre Israéliens et Palestiniens reste essentielle pour une paix durable, au-delà des solutions militaires et financières.

Les efforts américains pour trouver une solution à long terme à la crise à Gaza se concentrent sur la mise en place d’une Force internationale de stabilisation (FIS), a révélé Tom Batman, correspondant du Département d’État américain. Cette force, composée principalement de troupes de pays arabes et musulmans, aurait pour mission d’assurer la sécurité sur le terrain, de servir de zone tampon le long de la « ligne jaune » – la démarcation actuelle entre les zones contrôlées par Israël et le Hamas – et de former une police palestinienne locale.

Selon les plans américains, la FIS permettrait également de créer un environnement plus propice à la reconstruction de Gaza, en facilitant l’investissement de pays du Golfe. Les États-Unis insistent sur la nécessité que le Hamas désarme, mais reconnaissent les difficultés potentielles de cette entreprise. L’idée est de créer une zone sécurisée derrière la ligne jaune, offrant un refuge tant aux civils palestiniens qu’aux groupes armés opposés au Hamas.

Cependant, cette perspective est critiquée pour son manque de prise en compte de la réalité vécue par les Palestiniens sous occupation militaire israélienne, une situation rarement synonyme de sécurité. De plus, le risque de conflits internes palestiniens, notamment entre le Hamas et ses rivaux, reste élevé. Les États-Unis espèrent que la présence de forces arabes, supervisées par l’armée américaine, modifiera la dynamique sur le terrain, mais cette approche pourrait également contenir les germes d’une escalade de la violence.

À l’heure actuelle, les négociations entre Israël et le Hamas concernant une « phase deux » de la trêve, qui aborderait la gouvernance et la sécurité à long terme de Gaza ainsi que le désarmement du Hamas, sont au point mort. Israël occupe actuellement environ la moitié du territoire gazaoui, renforçant sa présence avec des blocs de béton. Le Hamas conserve le contrôle de la majeure partie de la côte, y compris la ville de Gaza.

Les mesures temporaires mises en place dans la région ont souvent tendance à se pérenniser, ce qui souligne l’importance de la situation actuelle. Si Israël maintient le contrôle de la moitié ouest de Gaza, une occupation militaire directe semble peu probable. Les Forces de défense israéliennes (FDI) se concentreraient plutôt sur la sécurisation de zones stratégiques et la mise en place de points de contrôle, comme c’est déjà le cas.

En fin de compte, les États-Unis reconnaissent qu’une solution politique globale, négociée entre Israéliens et Palestiniens, est indispensable pour parvenir à une paix durable, au-delà des solutions purement militaires et financières.

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