Publié le 21 octobre 2025 19:10:00. Les PDG de Meta (Facebook), Snap (Snapchat) et Instagram devront témoigner dans le cadre d’un procès intenté par des jeunes utilisateurs qui accusent les réseaux sociaux d’avoir des effets néfastes sur leur santé mentale. Cette décision de justice pourrait ouvrir la voie à d’autres poursuites similaires.
- Mark Zuckerberg, PDG de Meta, devra comparaître devant un tribunal de Los Angeles.
- Evan Spiegel (Snap) et Adam Mosseri (Instagram) sont également concernés par cette convocation.
- La juge Carolyn Kuhl estime que le témoignage des dirigeants est essentiel pour déterminer si les plateformes ont fait preuve de négligence.
Un juge de la Cour supérieure de Los Angeles a ordonné lundi que Mark Zuckerberg, PDG de Meta Platforms Inc., témoigne lors du premier procès concernant les effets potentiellement nocifs des médias sociaux sur les jeunes. Cette décision intervient dans un contexte de pression croissante sur les entreprises technologiques concernant la protection des mineurs en ligne.
Selon la juge Carolyn Kuhl, le témoignage des dirigeants est « particulièrement pertinent » car leur connaissance des préjudices potentiels et leur manque d’action pour les prévenir pourraient constituer une négligence. Elle a souligné que leurs témoignages seraient « uniques » compte tenu des allégations selon lesquelles les entreprises de médias sociaux n’auraient pas averti les utilisateurs des fonctionnalités conçues pour créer une dépendance et encourager des comportements compulsifs chez les mineurs.
Meta et Snap avaient tenté d’empêcher leurs PDG de témoigner, arguant que cela perturberait leurs activités et créerait un précédent pour de futures poursuites. Le cabinet d’avocats Kirkland & Ellis, représentant Snap, a déclaré que la décision du tribunal n’affectait pas la validité des arguments de la défense, mais a ajouté qu’ils étaient impatients de démontrer que les allégations contre Snapchat étaient infondées sur le plan factuel et juridique.
Cette affaire s’inscrit dans une vague de litiges visant les entreprises de technologie des médias sociaux, accusées d’avoir délibérément créé des plateformes et des fonctionnalités qui nuisent à la santé mentale des jeunes. Récemment, la ville de New York a déposé une plainte contre plusieurs de ces entreprises, les accusant de créer des plateformes addictives contribuant aux problèmes de santé mentale chez les enfants.
En janvier dernier, Mark Zuckerberg et d’autres PDG de réseaux sociaux avaient déjà été interrogés lors d’une audition au Sénat sur les moyens de protéger les enfants des dangers des médias sociaux. Meta n’a pas souhaité commenter cette nouvelle convocation. CNBC a contacté Snap pour obtenir un commentaire.
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