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Ronald van der Kuil à propos de la neurotoxicité : « De plus en plus de gens se sentent mal à l’aise face aux substances toxiques présentes dans l’environnement »

Publié le 22 octobre 2025 15:54:00. Un spécialiste néerlandais de la neurologie fonctionnelle, Ronald van der Kuil, alerte sur les effets insidieux des neurotoxines présentes dans divers environnements professionnels et leur impact potentiel sur la santé humaine, de…

Ronald van der Kuil à propos de la neurotoxicité : « De plus en plus de gens se sentent mal à l’aise face aux substances toxiques présentes dans l’environnement »

Publié le 22 octobre 2025 15:54:00. Un spécialiste néerlandais de la neurologie fonctionnelle, Ronald van der Kuil, alerte sur les effets insidieux des neurotoxines présentes dans divers environnements professionnels et leur impact potentiel sur la santé humaine, de l’aviation à l’agriculture.

  • Les neurotoxines, qu’elles soient chimiques ou métalliques, peuvent perturber le fonctionnement du cerveau et du système nerveux, entraînant des troubles variés.
  • Ronald van der Kuil mène des recherches sur le syndrome aérotoxique, lié à la qualité de l’air dans les avions, et sur l’exposition aux pesticides dans l’agriculture.
  • Il plaide pour une étude scientifique à grande échelle afin de mieux comprendre les liens entre les toxines et les maladies neurodégénératives.

La neurotoxicologie, discipline médicale dédiée à l’étude des effets néfastes des substances toxiques sur le système nerveux, prend une importance croissante. Ronald van der Kuil, figure de proue dans ce domaine, se concentre particulièrement sur les conséquences de ces toxines dans des secteurs d’activité spécifiques, notamment l’aéronautique.

Le parcours de Ronald van der Kuil est atypique. Formé initialement en chiropractie, il s’est ensuite orienté vers la radiologie et l’imagerie médicale aux États-Unis. Face à la récurrence de certains symptômes chez ses patients, il a souhaité approfondir ses connaissances scientifiques afin de proposer des solutions durables. Cette démarche l’a conduit à développer de nouvelles approches thérapeutiques et, depuis 2003, à se consacrer entièrement à la neurologie fonctionnelle.

Cette discipline novatrice lui a permis de mettre au point des applications innovantes pour le traitement de troubles cérébraux non congénitaux (NAH), de la sclérose en plaques (SEP), de la maladie de Parkinson et des maladies auto-immunes. Son intérêt pour la neurotoxicité s’est naturellement développé à partir de ces travaux.

C’est sa rencontre avec le syndrome aérotoxique qui a véritablement éveillé son attention sur les dangers des neurotoxines. Ce syndrome, dont les origines sont attribuées à l’inhalation prolongée d’air contaminé dans les cabines d’avion, a d’abord été observé chez un patient, avant de révéler une ampleur insoupçonnée.

Ronald Van der Kuil

Ronald Van der Kuil

« Nous menons une étude dans le domaine de l’aviation depuis trois ans maintenant. Nous y observons comment les gens souffrent de toutes sortes de problèmes physiques, mentaux, spirituels et émotionnels », explique-t-il. Il constate que ce problème se manifeste fréquemment dans son centre de traitement, touchant des pilotes, du personnel navigant, des techniciens, des manutentionnaires, mais aussi des passagers réguliers effectuant plus de six vols par an.

Cependant, l’exposition aux neurotoxines ne se limite pas au secteur aérien. Ronald van der Kuil observe également des cas similaires chez des professionnels de l’agriculture et de l’horticulture, de la navigation intérieure, des activités sous-marines, de l’industrie de la peinture, des plateformes pétrolières, ainsi que du bâtiment et du bois, qui présentent des symptômes après une exposition prolongée à des substances toxiques.

Il prend l’exemple des producteurs de fleurs de la région des bulbes. « Si vous les voyez ici, dans les champs, pulvériser des pesticides, des insecticides et des herbicides, vous ne voudriez certainement pas être à leur place », souligne-t-il. Il précise que des autopsies ont révélé des accumulations de toxines et des inflammations associées dans divers organes, tels que le cœur, les poumons et le cerveau, mais que, jusqu’à présent, aucune recherche scientifique n’a été menée pour évaluer l’impact négatif de ces toxines.

Selon Ronald van der Kuil, les organophosphates contenus dans les pesticides couramment utilisés dans la culture des bulbes sont présents en concentrations élevées dans l’organisme, un fait connu depuis le milieu du XXe siècle. « Plusieurs publications sur ce sujet datent de 1951. Mais, jusqu’à présent, aucune organisation n’a étudié l’effet de ces toxines sur les cellules de notre corps. »

Ronald van der Kuil insiste sur la nécessité d’approfondir les recherches dans ce domaine. « Pour la santé des patients, une étude scientifique à grande échelle doit être menée sur la relation entre les substances toxiques et la dégénérescence neurologique et métabolique. Ces connaissances sont essentielles au développement de meilleurs diagnostics et à un traitement optimal contribuant à la prévention précoce des dommages à la santé. »

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.