Publié le 27 novembre 2024 14h30. Pour optimiser notre bien-être, il ne suffit pas de surveiller notre alimentation et notre activité physique. La nutritionniste Isabel Belaustegui souligne l’importance de la flexibilité métabolique, une capacité souvent négligée dans notre mode de vie moderne.
- Une alimentation équilibrée, alternant glucides et lipides, est essentielle pour une flexibilité métabolique optimale.
- Le jeûne intermittent ou une alimentation riche en graisses peuvent aider l’organisme à puiser dans ses réserves d’énergie.
- Retarder le petit-déjeuner peut favoriser la combustion des graisses et améliorer la flexibilité métabolique.
Le corps, tout comme l’esprit, a besoin d’attention et de soins constants. Au-delà de l’hygiène physique, il est crucial de prendre en compte les besoins énergétiques de l’organisme et sa capacité à s’adapter aux différentes sources d’alimentation. La nutritionniste Isabel Belaustegui met en lumière un aspect souvent sous-estimé : la flexibilité métabolique.
Selon la spécialiste, cette flexibilité permet à notre corps de puiser son énergie soit dans les glucides, soit dans les graisses, en fonction des circonstances.
« Lorsque nous avons une flexibilité métabolique, nous pouvons recourir au glucose ou aux graisses selon les circonstances. Si nous avons mangé et si nous avons mangé des aliments riches en glucides, du pain, des pâtes, des biscuits, des légumes, nous utilisons le glucose pour obtenir de l’énergie et l’appliquer aux fonctions vitales. Lorsque nous jeûnons ou lorsque nous mangeons des aliments riches en graisses, alors les broches de toute cette machinerie qu’est le métabolisme change et l’obtention d’énergie vise à brûler gros »
Isabel Belaustegui, nutritionniste
L’experte explique que la consommation d’aliments riches en graisses saines, comme l’avocat, l’huile de coco ou l’huile d’olive extra vierge, favorise une énergie stable et peut aider à réduire la fréquence des repas, voire à pratiquer le jeûne intermittent sans ressentir de sensations de faim ou de faiblesse.
À l’inverse, une alimentation trop riche en glucides et un mode de vie sédentaire et stressant peuvent entraîner une perte de cette précieuse flexibilité métabolique.
« Les gens qui le remarquent parce qu’ils doivent manger toutes les quelques heures, parce qu’ils ne peuvent rien faire le matin à part prendre leur petit-déjeuner. C’est comme s’il fallait constamment brancher son téléphone portable pour avoir de la batterie. Malgré les efforts qu’ils font, ils ne peuvent pas perdre les kilos ni brûler la graisse accumulée. Les poignées d’amour typiques qui restent là résistent malgré tout ce que nous faisons. Et dans cette perte de flexibilité métabolique, nous sommes solidaires avec le manque de contrôle de l’inflammation »
Isabel Belaustegui, nutritionniste
Isabel Belaustegui souligne également l’importance de retarder le petit-déjeuner. En attendant un peu avant de prendre son premier repas, l’organisme est contraint de puiser dans ses réserves de graisse pour produire de l’énergie.
« Prendre le petit-déjeuner, dès que nous nous levons, nous conduit à cette perte de flexibilité métabolique. Si nous retardons un peu, même si c’est l’heure du petit-déjeuner, cela aide beaucoup, car nous allons être l’estomac vide et déjà fonctionnels et nous allons forcer notre corps à recourir à sa réserve d’énergie, qui est stockée, où ? Dans la graisse. Ensuite, nous commençons à métaboliser cette graisse que nous avons stockée sous forme de réserve »
Isabel Belaustegui, nutritionniste
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