Publié le 23 octobre 2025 15h38. L’ouest de Jakarta fait face à une recrudescence de la dengue hémorragique, avec un nombre de cas qui devrait dépasser les 2 500 en 2025. Les autorités sanitaires locales mettent l’accent sur la prévention et la lutte contre les vecteurs pour endiguer la propagation de la maladie.
- L’ouest de Jakarta enregistrera le plus grand nombre de cas de dengue hémorragique (DBD) à Jakarta en 2025, avec 2 548 cas signalés jusqu’au 16 octobre.
- Le pic de l’épidémie s’est produit en mai 2025, avec 362 cas recensés dans la région.
- Les facteurs environnementaux, notamment l’humidité élevée, sont pointés du doigt comme contribuant à la prolifération des moustiques vecteurs.
L’ouest de Jakarta est particulièrement touché par la dengue hémorragique. Selon Arum Ambarsari, responsable de la section de prévention et de contrôle des maladies au sous-département de la santé de Jakarta Ouest, la région a enregistré jusqu’au 16 octobre 2025 un total de 2 548 cas, surpassant ainsi les autres districts de la capitale indonésienne.
Le mois de mai a été marqué par un pic épidémique, avec 362 cas recensés. Les autorités sanitaires attribuent cette augmentation à une combinaison de facteurs, notamment les conditions météorologiques. « Hier, le niveau d’humidité était très élevé et nous savons que l’ouest de Jakarta, parmi les cinq autres régions du DKI, a le taux d’humidité le plus élevé », a expliqué Arum Ambarsari.
Outre l’humidité, des problèmes d’irrigation et de drainage peuvent également favoriser la reproduction des moustiques. Face à cette situation, les autorités insistent sur l’importance de la lutte antivectorielle, notamment par le biais des activités d’éradication des nids de moustiques (PSN) 3M Plus – drainer, recouvrir, détruire – et par la mobilisation de la population à travers le mouvement « une maison, un jumantik » (agent de lutte contre la dengue).
Des agents de santé mènent également des actions sélectives de larvicidage et de brumisation. Le docteur Ngabila Salama, praticien de la santé publique, souligne l’importance de l’hygiène personnelle et domestique.
« Si nous ne faisons pas preuve de diligence dans le nettoyage de l’environnement, de la maison, et bien sûr si la dengue n’est pas PSN 3M plus, et que nous créons également des terrains fertiles pour les moustiques et les larves, cela facilitera automatiquement la propagation du virus de la dengue par le moustique Aedes Aegypti »
Docteur Ngabila Salama, praticien de la santé publique
Le docteur Salama met en garde contre le risque accru de contamination pendant la saison de transition, période durant laquelle les moustiques trouvent de nombreux sites de reproduction, comme les récipients d’eau stagnante. Elle recommande également de renforcer les défenses immunitaires en consommant des vitamines et des aliments riches en antioxydants.
« Mais si nous en avons vraiment besoin rapidement, pour booster rapidement, nous pouvons prendre de la vitamine D3 1×10 000 UI ou de la vitamine C une fois par jour »
Docteur Ngabila Salama, praticien de la santé publique
Elle précise que, dans certains cas, une perfusion de vitamines peut être envisagée pour maintenir l’immunité. Le respect des consignes 3M Plus – drainer, recouvrir, détruire – reste essentiel, ainsi que la désignation d’un « jumantik » au sein de chaque foyer pour assurer une surveillance régulière et une lutte efficace contre les moustiques.