Publié le 23 octobre 2025 à 22h20. Loin de l’image d’un sport tranquille, le golf se révèle être une activité physique complète, bénéfique pour le corps et l’esprit, et dont les vertus dépassent largement les attentes. Des études récentes mettent en lumière ses effets positifs sur la santé cardiovasculaire, musculaire, cognitive et même l’espérance de vie.
- La pratique régulière du golf peut réduire le risque de maladies graves comme la démence, le cancer, la dépression et le diabète de type 2.
- Une partie de golf de 18 trous peut impliquer plus de 10 kilomètres de marche, soit plus de 11 000 pas, dépassant les recommandations quotidiennes d’activité physique.
- Au-delà de l’effort physique, le golf stimule la coordination, l’équilibre et la prise de décision, contribuant au bien-être mental et cognitif.
Le golf, souvent perçu comme une activité de loisir paisible, s’impose de plus en plus comme un véritable allié pour la santé. Des recherches récentes démontrent que cette discipline combine harmonieusement exercice aérobique, renforcement musculaire, stimulation cérébrale et contact avec la nature, offrant ainsi des bénéfices considérables pour le bien-être général.
Selon Julia Kettinen, spécialiste en médecine de l’exercice à l’Université de Finlande orientale,
« Le golf ne ressemble pas à de l’exercice, mais il offre la combinaison parfaite d’activité aérobique, de travail musculaire, d’exercice cérébral et de temps passé dans la nature. »
Julia Kettinen, spécialiste en médecine de l’exercice, Université de Finlande orientale
Une partie de golf de 18 trous représente une véritable épreuve d’endurance, impliquant souvent jusqu’à 10 kilomètres de marche, soit plus de 11 000 pas. David Lindsay, ancien chef du service de physiothérapie à l’Université de Calgary, souligne que cette quantité de mouvement permet de dépenser entre 700 et 900 calories par partie, un chiffre qui augmente si le joueur porte son propre sac de clubs.
Ces bienfaits physiques se traduisent par une réduction significative des risques de maladies chroniques. Une étude suédoise menée auprès de plus de 300 000 participants a révélé que les golfeurs bénéficient d’une mortalité réduite de 40 % et d’une espérance de vie supérieure de cinq ans par rapport à la population générale.
Au-delà des aspects cardiovasculaires, le golf sollicite une multitude de groupes musculaires. Rami Haschich, consultant en biomécanique à l’Institut National de Biomécanique, explique que
« Le swing complet implique les fessiers, les hanches, les obliques, le dos, les épaules et les avant-bras dans une chaîne cinétique qui parcourt tout le corps. »
Rami Haschich, consultant en biomécanique, Institut National de Biomécanique
Le port ou le portage d’un sac pesant entre 9 et 14 kilogrammes constitue un exercice de faible poids et de haute résistance, favorisant la stabilité du tronc et le maintien de la masse musculaire maigre.
Neil Wolkodoff, directeur médical du Centre du Colorado pour les sciences de la santé et du sport, précise que le golf, en restant en dessous du seuil anaérobie, encourage l’utilisation des graisses comme source d’énergie, contribuant ainsi à la réduction des lipides sanguins et des tissus adipeux.
Le golf améliore également la proprioception, c’est-à-dire la coordination entre le cerveau et le corps pour maintenir la stabilité. Lindsay souligne que cet aspect est particulièrement important pour minimiser le risque de chutes chez les personnes âgées.
Sur le plan cognitif, le golf exige une prise de décision constante : visualisation de chaque coup, calcul des distances, ajustement de la posture et exécution de mouvements précis. Selon Gomes-Osman,
« Nous ne considérons généralement pas le golf comme un entraînement cérébral, mais c’est absolument le cas. »
Cette discipline active les zones du cerveau liées à la planification et à la résolution de problèmes.
Enfin, le rythme plus lent du golf favorise la conversation et les interactions sociales, des éléments essentiels au bien-être émotionnel et à la lutte contre la solitude, souligne Kettinen. Une revue publiée dans le British Journal of Sports Medicine confirme que la combinaison d’activité physique, de temps passé dans la nature et de liens sociaux renforce la résilience cognitive.
La pratique du golf n’est pas sans risque. Les blessures les plus fréquentes touchent le bas du dos, le coude, la coiffe des rotateurs et les poignets, en raison de mouvements répétitifs ou d’une technique incorrecte, explique Hashish. Pour prévenir ces problèmes, les spécialistes recommandent d’effectuer des étirements dynamiques avant et après la partie, et de suivre des cours pour corriger les erreurs courantes, comme une force excessive dans le swing ou une mauvaise adhérence.