Édition française
En continu
---Advertisement---

Santé

Le stress causé par l’alimentation pourrait vous maintenir en forme plus longtemps

Publié le 25 octobre 2024 10:16:00. Une nouvelle étude de l'Université de Bâle révèle que le stress, paradoxalement, pourrait favoriser une meilleure santé et une plus longue durée de vie, du moins chez les vers ronds. Ces résultats…

Le stress causé par l’alimentation pourrait vous maintenir en forme plus longtemps

Publié le 25 octobre 2024 10:16:00. Une nouvelle étude de l’Université de Bâle révèle que le stress, paradoxalement, pourrait favoriser une meilleure santé et une plus longue durée de vie, du moins chez les vers ronds. Ces résultats suggèrent que certains nutriments alimentaires induisent un stress léger bénéfique pour les cellules.

  • Un stress modéré induit par certains nutriments alimentaires prolonge la durée de vie des vers ronds.
  • Des molécules d’ARN présentes dans l’alimentation activent des mécanismes de protection cellulaire contre les dépôts de protéines nocifs.
  • Les chercheurs suggèrent que des réactions similaires pourraient se produire chez l’homme, soulignant l’importance d’une alimentation équilibrée.

Contrairement aux idées reçues, le stress ne serait pas toujours un ennemi de la santé. Une équipe de chercheurs de l’Université de Bâle a découvert que chez le Caenorhabditis elegans, un ver rond couramment utilisé en biologie expérimentale, un stress léger déclenché par certains composants de l’alimentation peut prolonger la durée de vie en bonne santé. Cette découverte, publiée début octobre dans la revue Nature Communications, ouvre des perspectives intéressantes sur les mécanismes du vieillissement.

Selon le professeur Anne Spang, directrice de l’équipe de recherche au Biozentrum de l’Université de Bâle, ce sont les molécules d’ARN présentes dans les nutriments qui jouent un rôle clé.

« Ces molécules empêchent la formation de dépôts de protéines nocifs, généralement associés au vieillissement ou aux maladies »,

Anne Spang, professeure au Biozentrum de l’Université de Bâle

Ces dépôts protéiques sont considérés comme des facteurs majeurs dans le développement de maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson, comme le précise un communiqué de presse de l’université.

L’étude révèle que ces ARN alimentaires sont absorbés par l’intestin et activent des mécanismes de contrôle qualité qui protègent les cellules contre le stress. Emmanouil Kyriakakis, auteur principal de l’étude, explique :

« Un faible niveau de stress prépare mieux le corps à faire face aux dommages causés aux protéines. »

Emmanouil Kyriakakis, auteur principal de l’étude

Ce processus déclenche l’autophagie, un mécanisme cellulaire qui décompose et recycle les protéines endommagées, réduisant ainsi la formation d’agrégats nocifs et ralentissant le vieillissement cellulaire.

Les chercheurs ont été surpris de constater que l’intestin semble communiquer avec d’autres organes, diffusant les effets protecteurs dans tout l’organisme, notamment au niveau des muscles. Bien qu’il reste à déterminer si des nutriments spécifiques provoquent des réactions similaires chez l’homme, l’équipe de recherche estime que cela est « tout à fait concevable ». Des études menées par l’Université de Californie à Berkeley confirment que le stress à court terme peut améliorer les performances physiques et mentales.

La Health Knowledge Foundation rappelle que le stress déclenche une réaction physiologique qui accélère le rythme cardiaque, augmente l’attention et libère des hormones comme l’adrénaline et le cortisol, permettant ainsi d’atteindre des performances optimales et de résoudre des problèmes. Cependant, il est crucial que le corps puisse se reposer et récupérer après cette réaction. Un stress chronique, persistant et non interrompu, peut entraîner des troubles du sommeil, des maladies cardiovasculaires, une dépression ou une diminution de l’immunité.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.