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« Les personnes qui ronflent fréquemment peuvent perdre de la matière grise dans les zones qui contrôlent la mémoire et la pensée »

Publié le 2025-10-24 06:00:00. Des recherches récentes mettent en lumière les conséquences insoupçonnées du ronflement sur la santé cérébrale, allant de troubles de la concentration à un risque accru de démence. Un neurologue alerte sur les dommages structurels…

« Les personnes qui ronflent fréquemment peuvent perdre de la matière grise dans les zones qui contrôlent la mémoire et la pensée »

Publié le 2025-10-24 06:00:00. Des recherches récentes mettent en lumière les conséquences insoupçonnées du ronflement sur la santé cérébrale, allant de troubles de la concentration à un risque accru de démence. Un neurologue alerte sur les dommages structurels que peut causer une perturbation chronique de l’apport d’oxygène au cerveau pendant le sommeil.

  • Le ronflement chronique et bruyant peut provoquer des lésions vasculaires cérébrales.
  • Ces lésions sont liées à des accidents vasculaires cérébraux silencieux et à un risque accru de démence.
  • Le ronflement perturbe la qualité du sommeil, en particulier la phase de sommeil profond essentielle à la récupération du cerveau.

Le simple bruit, souvent perçu comme une nuisance nocturne, pourrait avoir des répercussions bien plus graves sur la santé. Le neurologue Baibing Chen attire l’attention sur les implications du ronflement chronique, soulignant qu’une interruption constante de l’oxygénation du cerveau peut entraîner des dommages structurels, notamment une réduction de la matière grise.

L’inquiétude porte particulièrement sur les personnes qui ronflent fort et régulièrement. « Lorsque vous ronflez, surtout si c’est fort ou presque toutes les nuits, cela peut indiquer que votre respiration s’arrête et reprend pendant le sommeil, perturbant ainsi l’apport d’oxygène au cerveau à plusieurs reprises et causant de légères blessures aux vaisseaux sanguins », explique le Dr Chen.

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Ces lésions vasculaires sont « liées à des accidents vasculaires cérébraux silencieux et même à un risque accru de démence à l’avenir », précise l’expert. Selon le Dr Chen :

« Le ronflement modifie littéralement la structure du cerveau. »

Baibing Chen, neurologue

Des études ont montré que les personnes qui ronflent fréquemment peuvent perdre de la matière grise dans les zones du cerveau qui contrôlent la mémoire et la pensée.

L’intensité et la fréquence des ronflements semblent directement corrélées à l’ampleur des dégâts : « Ces régions du cerveau peuvent rétrécir, comme l’hippocampe, qui est essentiel à la mémoire », détaille-t-il. Cette réduction a été associée à « un ralentissement de la réflexion et à des difficultés de concentration pendant la journée ».


Cependant, la conséquence la plus immédiate et la plus perceptible se manifeste dans la capacité à se reposer. Ronfler, même sans être une apnée du sommeil, affecte la qualité du sommeil. Les vibrations générées suffisent à réveiller le cerveau à plusieurs reprises, même inconsciemment. « Le ronflement lui-même

« peut perturber votre sommeil profond, en particulier la phase N3, qui est essentielle à la récupération. »

Baibing Chen, neurologue

En interférant avec cette phase, le sommeil devient moins réparateur et le cerveau ne se « nettoie » pas pendant la nuit.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.