Publié le 26 octobre 2025 08h00:00. L’allaitement maternel pourrait offrir une protection durable contre le cancer du sein, en stimulant l’immunité de la mère et en maintenant une présence de cellules immunitaires spécifiques dans le tissu mammaire pendant des décennies, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Nature.
- L’allaitement maternel renforce l’immunité de la mère et peut réduire le risque de cancer du sein, même des années après l’arrêt de l’allaitement.
- Des cellules immunitaires spécialisées, les lymphocytes T CD8⁺, persistent dans le tissu mammaire des femmes ayant allaité, agissant comme une sentinelle contre les cellules anormales.
- Cette protection semble particulièrement efficace contre le cancer du sein triple négatif, une forme agressive de la maladie.
Une nouvelle étude révèle que l’allaitement maternel a un impact immunitaire profond et durable, offrant potentiellement une protection significative contre le cancer du sein. Les résultats, publiés dans la prestigieuse revue scientifique Nature, ouvrent de nouvelles perspectives dans la recherche de stratégies de prévention et de traitement de cette maladie.
Selon le professeur Sherene Loi, chercheur clinicien au Peter MacCallum Cancer Centre, les femmes ayant allaité présentent une concentration plus élevée de lymphocytes T CD8⁺ dans leur tissu mammaire, et ce, pendant des décennies après l’accouchement.
« Nous avons constaté que les femmes ayant allaité avaient davantage de cellules immunitaires spécialisées – les lymphocytes T CD8⁺ – qui restent présents dans le tissu mammaire pendant des décennies après l’accouchement. »
Sherene Loi, professeur et chercheur clinicien
Ces cellules agissent comme une sorte de « garde-fou » local, prêtes à identifier et à détruire les cellules anormales susceptibles de se développer en cellules cancéreuses. Le professeur Loi suggère que ce mécanisme pourrait être une adaptation évolutive visant à protéger les mères pendant la période vulnérable suivant la grossesse. Il s’avère désormais qu’il contribue également à réduire le risque de cancer du sein, en particulier la forme triple négative, connue pour son agressivité.
Les chercheurs estiment que les mécanismes à l’œuvre dans la prévention du cancer du sein se situent à un endroit inattendu du corps. Cette découverte pourrait conduire à une meilleure compréhension des processus immunitaires impliqués dans le développement de la maladie et à l’élaboration de nouvelles thérapies ciblées. Pour en savoir plus sur cette recherche, consultez le communiqué de presse du Peter MacCallum Cancer Centre.