Publié le 26 octobre 2025 11:37:00. L’Argentine se rend aux urnes ce dimanche pour des élections législatives de mi-mandat cruciales pour l’avenir du programme économique radical du président Javier Milei, alors que le pays est confronté à une instabilité financière persistante.
- Environ 36 millions d’Argentins sont appelés à voter pour renouveler une partie du Parlement.
- Le succès de Javier Milei dépend de sa capacité à obtenir des sièges pour soutenir ses réformes économiques et ses décrets.
- Un accord financier avec les États-Unis, conditionné à un bon résultat électoral, pourrait apporter un soutien crucial à l’économie argentine.
Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes ce dimanche en Argentine pour des élections législatives de mi-mandat déterminantes. Quelque 36 millions d’électeurs sont appelés à choisir leurs représentants dans un contexte économique tendu, marqué par une forte instabilité des taux de change. Ces élections constituent un test majeur pour le programme ultralibéral du président Javier Milei, arrivé au pouvoir en décembre 2023.
Le scrutin est essentiel pour déterminer si Milei disposera d’une majorité parlementaire suffisante pour faire adopter ses réformes ambitieuses, notamment en matière fiscale, du travail et des retraites. Le président a souligné l’importance d’obtenir un tiers des sièges pour défendre les mesures déjà prises par son gouvernement.
« On ne peut pas réparer cent ans de décadence en 20 mois. »
Javier Milei, président de l’Argentine
Les opérations de vote se clôtureront à 18h00 heure locale (22h00 heure d’Europe centrale). Les premiers résultats sont attendus trois heures plus tard. Le parti de Milei, La Libertad Avanza (LLA), devra s’allier avec des formations de centre-droit pour espérer contrer la force du péronisme de centre-gauche, qui a déjà remporté des victoires lors d’élections régionales à Buenos Aires. Bien que le LLA soit actuellement minoritaire au Parlement (37 députés sur 257 et 6 sénateurs sur 72), il dispose d’un potentiel de croissance significatif.
L’électorat argentin apparaît profondément divisé face aux politiques de Milei. Fernanda Díaz, 42 ans, gérante d’une entreprise de location de yachts à Puerto Madero, témoigne d’un optimisme prudent :
« Dans mon petit cercle, tout le monde est content de la façon dont les choses se passent. »
Fernanda Díaz, gérante d’entreprise
Cependant, d’autres Argentins, comme Verónica Leguizamón, 34 ans, vivant de l’autre côté de la rivière Riachuelo, expriment de vives inquiétudes quant à leur pouvoir d’achat :
« Avant, nous pouvions choisir quoi cuisiner. Maintenant, nous dépendons des autres pour savoir si nous allons manger ou non. »
Verónica Leguizamón
Cette disparité illustre les tensions qui traversent la société argentine.
Le gouvernement Milei mise également sur un soutien financier américain. Un accord de stabilisation monétaire de 20 milliards de dollars a été conclu avec les États-Unis, mais sa mise en œuvre est conditionnée à un résultat favorable aux élections législatives.
lgc (efe, ap)
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