L’épidémie actuelle de variole du singe, qui se propage dans de nombreux pays, suscite des inquiétudes légitimes. Bien que la situation ne justifie pas de paniquer, il est essentiel de connaître les symptômes et les modes de transmission de cette maladie pour se protéger et limiter sa propagation.
Au 12 juillet, les États-Unis comptaient 929 cas confirmés de variole du singe, selon les données du Centers for Disease Control and Prevention (CDC). L’agence américaine de santé publique met régulièrement à jour une carte interactive présentant la répartition géographique des cas par État.
La variole du singe n’est pas une maladie nouvelle. Elle a été identifiée pour la première fois en 1958, suite à des éruptions cutanées observées chez des singes, et le premier cas humain a été recensé en 1970. L’épidémie actuelle est inhabituelle car elle touche des pays où la maladie était auparavant rare, y compris les États-Unis.
Les symptômes de la variole du singe peuvent inclure de la fièvre, des maux de tête, des courbatures, des frissons et une fatigue intense. L’apparition d’une éruption cutanée est particulièrement caractéristique. Cette éruption se manifeste généralement sur le visage, dans la bouche, sur les mains et les pieds, mais elle peut se localiser sur n’importe quelle partie du corps. Elle prend souvent la forme de boutons, de vésicules ou de croûtes, et peut être irritante ou douloureuse.
Dans la plupart des cas, la variole du singe évolue favorablement et les symptômes disparaissent d’eux-mêmes en 2 à 4 semaines. Des traitements sont disponibles pour les personnes présentant des formes sévères, mais ils sont rarement nécessaires.
La transmission de la variole du singe se produit principalement par un contact direct peau à peau, par le biais de la salive, ou en touchant des objets contaminés par une personne infectée. Bien que la maladie puisse se propager facilement lors d’activités sexuelles, il est important de souligner qu’elle ne doit pas être considérée comme une maladie sexuellement transmissible. La transmission ne se fait pas par le liquide vaginal ou le sperme, mais par le contact avec la peau ou la salive.
Il est donc recommandé de discuter avec son partenaire de toute nouvelle maladie, éruption cutanée ou plaie inexpliquée. En cas de symptômes, il est conseillé d’éviter les rapports sexuels ou de les pratiquer sans contact salivaire ni contact peau à peau.
La prévention repose essentiellement sur l’évitement du contact avec une personne infectée ou avec des objets qu’elle a pu toucher. Un lavage fréquent des mains avec de l’eau et du savon, ou l’utilisation d’un désinfectant pour les mains, est également recommandé, en particulier après avoir fréquenté des lieux publics.
La vaccination constitue une autre mesure de prévention. Le CDC recommande la vaccination pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, qui présentent actuellement un risque plus élevé, ainsi que pour les personnes ayant été exposées à la variole du singe. Une vaccination préalable contre la variole offre également une protection significative, réduisant le risque de contracter la variole du singe d’environ 85 %, selon des études.
Des informations complémentaires sur la vaccination et sur la variole du singe sont disponibles sur le site internet du CDC.
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