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Si vous marchez « comme ça », faut-il soupçonner une démence ? Signaux de santé révélés par la « démarche »

Votre façon de marcher pourrait en dire long sur votre santé, bien au-delà de la simple forme physique. Des chercheurs mettent en évidence des liens surprenants entre la démarche, les capacités cognitives, l'état émotionnel et même la vie…

Si vous marchez « comme ça », faut-il soupçonner une démence ? Signaux de santé révélés par la « démarche »

Votre façon de marcher pourrait en dire long sur votre santé, bien au-delà de la simple forme physique. Des chercheurs mettent en évidence des liens surprenants entre la démarche, les capacités cognitives, l’état émotionnel et même la vie sexuelle.

Un ralentissement notable de la vitesse de marche après un certain âge est désormais considéré par certains comme un « sixième signe vital », aux côtés de la tension artérielle, du pouls, de la respiration, de la température corporelle et de la saturation en oxygène. Une étude menée par la Mayo Clinic et la Harvard Medical School a révélé qu’une diminution de la vitesse de marche peut être associée à un vieillissement prématuré, à des maladies cardiovasculaires et à un risque accru de décès. Un simple test consistant à mesurer le temps nécessaire pour parcourir une distance donnée (par exemple 10 mètres) peut ainsi fournir des informations précieuses sur l’état général de santé.

Mais les implications ne s’arrêtent pas là. Des scientifiques du Boston Medical Center aux États-Unis ont suivi pendant 11 ans environ 2 400 personnes d’âge moyen (62 ans). Ils ont constaté que les individus marchant lentement présentaient un risque de développer une démence 1,5 fois plus élevé que ceux ayant une démarche plus rapide. La démarche, ainsi que la force de préhension, sont donc considérées comme des indicateurs prédictifs de la démence et des maladies cardiovasculaires.

Les changements subtils dans la façon de marcher peuvent également révéler des états émotionnels. Une étude de l’Université de Kent au Royaume-Uni a montré que les personnes présentant des niveaux d’anxiété plus élevés avaient tendance à dévier vers la gauche lorsqu’elles marchaient. Les chercheurs expliquent que cette inclinaison est liée à l’activité du cerveau droit, qui contrôle les émotions et les tensions. « Lorsque le cerveau droit est particulièrement actif, le corps a tendance à s’incliner vers la gauche », expliquent-ils.

Des liens inattendus ont également été établis entre la démarche et la vie sexuelle. Une équipe de recherche belge a analysé les habitudes de marche de femmes, sans qu’elles en soient conscientes, et a interrogé ces mêmes femmes sur leur activité sexuelle. Les résultats ont révélé que les femmes ayant une foulée plus libre et des pas plus puissants étaient généralement plus actives dans la chambre à coucher. Les chercheurs suggèrent que cette démarche reflète la confiance et la vitalité.

En conclusion, observer régulièrement les changements dans votre vitesse de marche, votre posture et votre direction peut s’avérer un geste simple mais révélateur pour la gestion de votre santé globale.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.