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Nikolaï Astrup, Eirik Mosveen | Il n’est donc pas du tout juste que Nikolai Astrup ait levé le poing contre Eirik Mosveen

Publié le 28 octobre 2025 09h53. Un geste menaçant envers un journaliste d’Avisa Oslo lors d’une soirée post-dîner du Parlement suscite des interrogations sur l’aptitude de Nikolai Astrup à assumer la direction du Parti conservateur et, potentiellement, le…

Nikolaï Astrup, Eirik Mosveen | Il n’est donc pas du tout juste que Nikolai Astrup ait levé le poing contre Eirik Mosveen

Publié le 28 octobre 2025 09h53. Un geste menaçant envers un journaliste d’Avisa Oslo lors d’une soirée post-dîner du Parlement suscite des interrogations sur l’aptitude de Nikolai Astrup à assumer la direction du Parti conservateur et, potentiellement, le poste de Premier ministre norvégien.

  • L’incident, survenu au Lorry, un établissement prisé des politiciens, a vu Nikolai Astrup pointer du doigt le visage d’Eirik Mosveen, rédacteur politique d’Avisa Oslo.
  • La dispute fait suite à un article critiquant les avantages fiscaux dont bénéficie M. Astrup.
  • L’affaire relance le débat sur le comportement attendu des dirigeants politiques et leur relation avec la presse.

La question de savoir si la Norvège peut se permettre un Premier ministre ayant eu un comportement aussi agressif envers un journaliste est désormais au cœur des discussions au sein du Parti conservateur. L’incident, révélé par Dagens Næringsliv, s’est produit après le dîner annuel du Storting au Palais, le jeudi dernier. Traditionnellement, les parlementaires se rendent ensuite au Lorry, un camion aménagé en bar situé à l’angle de Parkveien et Hegdehaugsveien, pour prolonger la soirée.

Eirik Mosveen, présent sur place, a été invité à rejoindre la table de Nikolai Astrup pour une discussion. Cette rencontre faisait suite à la publication d’un article dans Avisa Oslo, intitulé « Pas de slogans. Seulement six millions d’allégements fiscaux pour Nikolaï Astrup », qui soulignait que le candidat conservateur à Oslo bénéficierait d’une réduction d’impôts 500 fois supérieure à celle d’un électeur moyen en cas de victoire de la droite.

Cet article avait visiblement irrité de nombreux membres du Parti conservateur. Selon les témoignages, la conversation à la table du Lorry a rapidement dégénéré. Nikolai Astrup aurait alors menacé Eirik Mosveen en pointant du doigt son visage et en lui faisant comprendre ce qu’il comptait faire de sa main.

Interrogé par Dagens Næringsliv, M. Astrup a déclaré : « Nous avons déjà discuté et réconcilié ce soir-là, et nous avons eu une conversation agréable le lendemain. Je n’ai plus rien à dire avec Mosveen maintenant. » Il a refusé de détailler le contenu de leur échange, affirmant qu’il s’agissait d’une discussion privée entre deux personnes.

Eirik Mosveen a confirmé avoir reçu des excuses d’Astrup le lendemain, qu’il a acceptées. Il a déclaré que l’affaire était close pour lui.

Avisa Oslo a initialement hésité à rendre l’affaire publique, considérant qu’elle impliquait l’un de ses propres journalistes et qu’il était difficile de se positionner comme un observateur neutre. De plus, l’incident concernait un homme politique national plutôt qu’un élu local, ce qui réduisait l’intérêt pour un journal local comme Avisa Oslo. Cependant, la candidature de Nikolai Astrup à la direction du Parti conservateur a changé la donne, rendant l’incident d’autant plus pertinent pour le public.

L’incident soulève des questions sur le tempérament, le jugement et la compréhension du rôle de la presse par un potentiel futur Premier ministre. Un leader doit faire preuve de maîtrise de soi, comme l’a toujours démontré Erna Solberg, l’ancienne Première ministre, en évitant de céder à la colère face aux critiques. Il doit également savoir prioriser les enjeux politiques importants et respecter la liberté de la presse, un pilier fondamental de la démocratie norvégienne. Comme l’a souligné Avisa Oslo, il est impensable qu’un dirigeant potentiel s’inspire des attaques contre les médias observées ailleurs dans le monde.

Le Parti conservateur et M. Astrup doivent désormais évaluer si cet incident est compatible avec les qualités attendues d’un chef d’État. Ils pourraient, à cet égard, se tourner vers le roi Harald, qui a lui-même connu des moments difficiles avec la presse, mais qui a toujours su faire preuve de dignité et de calme.


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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.