Les Fidji ont officiellement été déclarés exempts de trachome par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une victoire majeure pour la santé publique de l’archipel. Cette reconnaissance, obtenue le 28 octobre 2025, confirme l’efficacité des efforts déployés pour éliminer cette maladie infectieuse qui peut entraîner la cécité.
Le trachome, causé par la bactérie Chlamydia trachomatis, se transmet par contact direct, via des surfaces contaminées ou par l’intermédiaire de mouches porteuses de sécrétions oculaires ou nasales infectées. Des infections répétées peuvent provoquer des cicatrices sur la cornée et, à terme, la cécité, en particulier dans les régions où l’hygiène est précaire et l’accès à l’eau potable limité.
Bien que les cas de trachome aient fortement diminué aux Fidji dans les années 1980, la maladie est réapparue au début des années 2000. Face à cette recrudescence, le ministère fidjien de la Santé et des Services médicaux a mis en place un programme national de lutte contre le trachome, combinant des études épidémiologiques, des actions de sensibilisation dans les écoles et des projets d’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement.
« L’élimination du trachome est le résultat de nombreuses années de travail coordonné aux niveaux local et régional », a souligné l’OMS. L’organisation appelle à poursuivre la coopération régionale pour combattre d’autres maladies tropicales négligées, qui affectent plus d’un milliard de personnes dans le monde, principalement dans les communautés les plus pauvres.
Les Fidji sont le 26e pays à obtenir la validation de l’OMS pour l’élimination du trachome. Treize pays de la région du Pacifique occidental ont déjà éliminé au moins une maladie tropicale négligée, et six autres – le Cambodge, la Chine, la République démocratique populaire lao, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Vanuatu et le Vietnam – ont également réussi à éradiquer le trachome.