Publié le 28 octobre 2025 08:32:00. Une étude internationale récente confirme l’efficacité du traitement à l’hormone de croissance (GH) pour améliorer la taille des enfants souffrant de petite taille idiopathique (ISS) ou d’un déficit en hormone de croissance (GHD), même chez ceux qui approchent de leur taille adulte finale.
- Le traitement par GH augmente significativement la taille des enfants atteints d’ISS et de GHD sur une période de 5 à 10 ans.
- Les enfants atteints d’ISS reçoivent généralement des doses plus élevées de GH mais pour une durée plus courte que ceux atteints de GHD.
- L’étude n’a révélé aucun nouveau signal de sécurité lié au traitement par GH.
Une analyse approfondie de données provenant de plus de 25 000 enfants a permis d’évaluer l’impact du traitement par hormone de croissance sur la croissance. Cette étude, menée par Moshe Phillip et une équipe internationale de chercheurs (M Jennifer Abuzzahab, Alberto Pietropoli, Jean-Marc Ferran, Michael Højby, Nicky Kelepouris, Primož Kotnik, Michel Polak, Lars Sävendahl), a porté sur des enfants suivis dans le cadre de l’étude internationale NordiNet et de programmes de recherche américains entre 2002 et 2016. L’objectif était de comparer l’efficacité et la sécurité de ce traitement chez les enfants atteints d’ISS, une condition caractérisée par une petite taille sans cause médicale identifiable, et ceux souffrant d’un GHD, une déficience de production de cette hormone essentielle à la croissance.
Les résultats indiquent que, quel que soit le diagnostic, le traitement par GH permet une augmentation significative de la taille. Pour les enfants ayant atteint leur taille adulte potentielle (NAH), le score de taille standardisé (écart-type) était de -1,21 (1,09) pour ceux atteints d’ISS et de -0,90 (1,20) pour ceux atteints de GHD. La variation du score de taille entre le début du traitement et 10 ans de suivi était de 1,21 (0,86) pour l’ISS et de 1,45 (1,09) pour le GHD. Il est à noter que les enfants atteints d’ISS ont reçu en moyenne des doses de GH plus importantes, mais la durée moyenne du traitement était plus courte comparativement aux enfants atteints de GHD.
L’étude a inclus un total de 3 816 enfants atteints d’ISS et 22 858 enfants atteints de GHD pour l’analyse de la sécurité. L’analyse de l’efficacité a porté sur 18 405 enfants (ISS : 2 684 ; GHD : 15 721), dont 1 856 avaient atteint le NAH (ISS : 230 ; GHD : 1 626). L’incidence des effets indésirables observés était similaire dans les deux groupes, ce qui suggère un profil bénéfice-risque favorable pour le traitement par GH dans les deux conditions. Les chercheurs soulignent l’importance d’un suivi régulier pour surveiller la réponse au traitement et ajuster les doses si nécessaire.
Cette recherche, publiée dans le Journal de la Société endocrinienne (https://doi.org/10.1210/jendso/bvaf133), apporte des éléments importants pour la prise en charge des enfants souffrant de troubles de la croissance et confirme l’intérêt d’une approche personnalisée du traitement par GH.
