Publié le 28 octobre 2025 à 12h25. Des études récentes confirment que la compagnie d’un chien ne se limite pas à améliorer le moral : elle pourrait activement ralentir le déclin cognitif et préserver la jeunesse du cerveau.
- La possession d’un animal de compagnie est associée à un âge cérébral jusqu’à 15 ans plus jeune.
- Les interactions avec les chiens stimulent l’oxygénation du cerveau, l’activité physique et la socialisation.
- L’isolement émotionnel, un facteur de risque pour la santé cérébrale, est atténué par la présence d’un chien.
Avoir un chien, c’est bien plus qu’un simple plaisir. Selon le psychologue et neuroscientifique Jordi Olloquequi, la présence d’un animal de compagnie peut constituer un véritable outil de prévention contre le vieillissement cérébral. Cette affirmation, soutenue par un nombre croissant d’études sur la santé émotionnelle, suscite un intérêt grandissant dans la communauté scientifique.
Les preuves s’accumulent. Des recherches, comme Posséder un animal de compagnie est associé à une meilleure santé cognitive et cérébrale dans un échantillon transversal de la vie adulte ou Posséder un animal de compagnie, vivre seul et déclin cognitif chez les adultes de 50 ans et plus, mettent en évidence que les personnes vivant avec un animal de compagnie présentent un âge cérébral inférieur de jusqu’à 15 ans et un ralentissement du déclin cognitif. Ces découvertes s’expliquent, selon Olloquequi, par l’activation de mécanismes biologiques liés à l’oxygénation du cerveau, à l’activité physique et à la socialisation – trois piliers essentiels pour maintenir un cerveau en bonne santé.
L’isolement émotionnel représente un danger majeur pour l’esprit.
« La solitude non désirée peut être aussi nocive que le tabagisme »
Jordi Olloquequi, psychologue et neuroscientifique
avertit le spécialiste, s’appuyant sur des études qui associent le risque d’isolement à des pathologies neurodégénératives. Dans certains pays, comme le Royaume-Uni et le Japon, la gravité de ce phénomène a conduit à la création de ministères dédiés à la lutte contre la solitude et à ses conséquences sur la santé publique. Dans ce contexte, les chiens apparaissent non seulement comme des compagnons, mais aussi comme une solution concrète pour maintenir les connexions neuronales actives.
Les bienfaits de la présence canine sur la santé mentale
Lors d’une intervention sur le podcast Des vies comptées, Jordi Olloquequi a souligné :
« Le simple fait d’avoir des animaux de compagnie est scientifiquement prouvé comme préventif contre le vieillissement cérébral. Au-delà du sentiment de compagnie et de la possibilité de parler à son chien, même sans réponse, c’est le fait que cela vous oblige à sortir pour le promener, ce qui implique déjà une activité physique. »
Jordi Olloquequi, psychologue et neuroscientifique
Cette routine simple devient ainsi un stimulant à la fois pour le corps et pour l’esprit.
@vidascontadas.podcast Voici l’argument massue pour adopter un CHIEN. L’intégralité de l’entretien avec Jordi Olloquequi est disponible sur YouTube ?️.
Olloquequi insiste également sur l’aspect social : « Observez que les personnes qui ont des chiens… Ne vous arrive-t-il pas de croiser d’autres propriétaires lors de vos promenades ? Les chiens se reniflent, et vous commencez à discuter, ce qui favorise la socialisation. De nombreuses études scientifiques confirment que posséder un chien est un facteur neuroprotecteur. » Son explication combine neurosciences et réalité quotidienne : les chiens facilitent les interactions, encouragent l’empathie et réduisent l’anxiété.
Marcher, jouer, caresser et simplement partager du temps avec un chien contribue à une meilleure santé émotionnelle et cognitive.
Le spécialiste souligne que l’interaction avec les animaux de compagnie améliore la neuroplasticité, c’est-à-dire la capacité du cerveau à se régénérer et à s’adapter. Cette stimulation constante – marche, communication, soins – agit comme un entraînement naturel contre la perte des fonctions cognitives. Ce n’est pas une simple métaphore : les personnes entretenant des liens émotionnels forts, qu’ils soient avec des humains ou avec leurs animaux de compagnie, présentent des niveaux de cortisol plus faibles et un bien-être émotionnel accru.
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