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Santé

L’objectif de traitement augmente et le budget pour la gestion du VIH/SIDA à Denpasar diminue

Publié le 29 octobre 2025. La lutte contre le VIH/SIDA à Denpasar, en Indonésie, pourrait être compromise par une réduction budgétaire prévue pour 2026, menaçant l'atteinte des objectifs ambitieux fixés par le gouvernement pour 2030. Le budget alloué…

L’objectif de traitement augmente et le budget pour la gestion du VIH/SIDA à Denpasar diminue

Publié le 29 octobre 2025. La lutte contre le VIH/SIDA à Denpasar, en Indonésie, pourrait être compromise par une réduction budgétaire prévue pour 2026, menaçant l’atteinte des objectifs ambitieux fixés par le gouvernement pour 2030.

  • Le budget alloué à la gestion du VIH/SIDA à Denpasar diminuera de 2,5 milliards de roupies indonésiennes (IDR) en 2025 à 2,2 milliards IDR en 2026.
  • Les autorités sanitaires visent à ce que 100 % des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et des personnes à risque reçoivent des soins appropriés, avec des objectifs chiffrés pour 2025 et 2026.
  • La diminution du financement du Fonds mondial, combinée à une réduction des fonds nationaux, met en péril la capacité de l’Indonésie à atteindre ses objectifs de lutte contre le VIH/SIDA.

La diminution du budget consacré à la lutte contre le VIH/SIDA à Denpasar suscite des inquiétudes quant à la capacité de la ville à atteindre les objectifs nationaux ambitieux pour 2030. Le service de santé de Denpasar s’efforce d’améliorer la prise en charge des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et des populations à risque, mais la réduction des ressources financières pourrait freiner ces efforts.

Selon le chef du service de santé de Denpasar, le Dr A. A. Ayu Agung Candrawati, l’objectif est de garantir que 100 % des PVVIH reçoivent des services de santé conformes aux normes. Cela se traduit par un objectif de prise en charge de 6 283 personnes en 2025 et de 6 318 personnes en 2026. Parallèlement, les autorités visent à ce que 100 % des personnes à risque d’infection reçoivent également des soins appropriés, avec des objectifs de 13 036 personnes en 2025 et 13 422 personnes en 2026.

Le financement de la lutte contre le VIH/SIDA à Denpasar provient à la fois du budget de la ville (APBD) et du budget des villages (APBDes). En 2025, l’APBD de la ville alloue 2,5 milliards IDR et l’APBDes 728 millions IDR à ce programme. Cependant, en 2026, le budget de l’APBD de la ville sera réduit à 2,2 milliards IDR, tandis que les données concernant l’APBDes sont encore en cours de collecte.

Les fonds alloués sont destinés à des activités de prévention, de promotion, de traitement et de réadaptation, notamment des campagnes de sensibilisation, des conseils, la distribution de préservatifs et la formation du personnel soignant. Ils servent également à cartographier les populations clés, à soutenir les PVVIH, à retrouver les patients perdus de vue et à informer leurs partenaires, ainsi qu’à fournir une aide alimentaire de base aux personnes démunies.

Le budget couvre également l’achat de réactifs pour le dépistage du VIH, les services de conseil en matière de test volontaire, les analyses CD4, les tests de charge virale, les tests RPR et syphilis, ainsi que les consommables médicaux. Le renforcement des services de conseil et de soutien aux patients est également prévu.

Made Suprapta, responsable technique du programme d’autogestion de type III, a souligné que la réduction du financement du Fonds mondial (GF) rend la gestion du VIH/SIDA plus dépendante du budget gouvernemental. Auparavant, le Fonds mondial finançait 80 % du programme, le gouvernement assurant les 20 % restants. Cependant, depuis 2020, l’Indonésie a été classée par la Banque mondiale comme un pays à revenu intermédiaire supérieur, ce qui entraîne une diminution progressive de l’aide du Fonds mondial à partir de 2024.

« Avec un financement réduit du Fonds mondial, la gestion du VIH/SIDA dépend du budget du gouvernement. »

Made Suprapta, responsable technique du programme d’autogestion de type III

L’Indonésie s’est fixé pour objectif d’atteindre l’objectif 95-95-95 d’ici 2030, dans le but ultime d’éliminer le VIH. Cette stratégie, baptisée STOP (Suluh, Find, Treat, Maintain), repose sur trois piliers : informer 95 % de la population sur le VIH/SIDA, dépister 95 % des personnes à risque pour connaître leur statut sérologique, et traiter 95 % des PVVIH avec des antirétroviraux, tout en veillant à ce que 95 % d’entre eux maintiennent une suppression virale.

Pour assurer la pérennité du programme, les autorités envisagent de renforcer les partenariats entre le gouvernement et les organisations non gouvernementales (ONG) dans le domaine du VIH/SIDA, en encourageant la création d’un cadre réglementaire clair et efficace pour ces collaborations et en explorant des sources de financement innovantes, notamment un soutien financier aux activités des ONG.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.