Publié le 29 octobre 2025 01:25:00. Une femme a été condamnée à 14 ans de prison pour le meurtre de son fils de 7 ans, survenu en avril 2021 dans la commune de Punitaqui, au Chili. Le tribunal a rejeté l’argument d’une altération de son discernement.
- Une mère a été reconnue coupable du parricide de son fils après une enquête de quatre ans.
- La peine prononcée est de 14 ans d’emprisonnement, assortie d’une interdiction d’exercer des fonctions publiques et de travailler avec des mineurs.
- Le tribunal a pris en compte des circonstances atténuantes, notamment l’aveu de la femme et sa coopération avec la justice.
Le tribunal pénal oral d’Ovalle a rendu son verdict ce jour, concluant que JACT, l’accusée, est responsable de la mort de son fils aîné. Les faits remontent au 20 avril 2021, lorsque la mère a violemment frappé l’enfant à son domicile, dans le secteur de Las Higueritas, à Punitaqui. L’enfant avait été transporté d’urgence au Centre de Santé Familiale (CESFAM) local, mais n’a pu être réanimé.
L’autopsie a révélé que le garçon est décédé des suites d’un œdème pulmonaire traumatique, conséquence de multiples traumatismes subis avant d’avoir reçu des soins médicaux. L’enquête a mis en lumière la brutalité des coups portés par la mère, infligés à diverses parties du corps de l’enfant avec un objet contondant.
Lors du procès, la défense avait tenté d’établir que l’accusée souffrait d’une altération de son discernement au moment des faits, invoquant une imputabilité diminuée. Cependant, cette argumentation n’a pas été retenue par le tribunal, après un contre-interrogatoire approfondi.
Le procureur d’Ovalle, Maximilien Krause, a souligné l’importance des preuves présentées devant le tribunal.
« Les témoignages des policiers, des professionnels de la santé et des proches de la victime ont été déterminants. »
Maximilien Krause, procureur d’Ovalle
Il a également mis en avant le rôle crucial des équipes du centre de santé de Punitaqui, notamment du TENS (équipe d’urgence) qui a pris en charge l’enfant et du médecin de garde.
Le témoignage de la grand-mère paternelle de la victime, qui a actuellement la garde du frère cadet de l’enfant (âgé de 5 ans au moment des faits), a également été considéré comme significatif. Les premiers éléments de l’enquête ont été déclenchés par l’appel à l’aide de la mère elle-même.
Bien que le tribunal ait pris en compte trois circonstances atténuantes – l’aveu de la femme et sa volonté de clarifier les faits – la peine de 14 ans de prison a été maintenue. Le parquet examinera attentivement le jugement rendu par les juges oraux.