L’administration Trump prévoit un investissement massif de 80 milliards de dollars (environ 73,5 milliards d’euros) dans la construction d’une nouvelle génération de centrales nucléaires aux États-Unis, marquant un revirement notable par rapport à la politique énergétique de son premier mandat.
Le gouvernement américain a annoncé hier son intention de financer la construction d’une dizaine de réacteurs de type AP 1000, en s’appuyant sur un partenariat avec l’entreprise Westinghouse. Cette dernière, spécialisée dans la construction de centrales nucléaires, est désormais détenue par deux groupes canadiens : le fonds d’investissement Brookfield et le producteur d’uranium Cameco.
Ce plan représente un changement significatif pour le secteur nucléaire américain, qui avait subi de lourdes pertes durant le premier mandat de Donald Trump. À l’époque, la concurrence accrue des centrales électriques alimentées au gaz de schiste avait fragilisé économiquement de nombreux réacteurs atomiques.
L’investissement annoncé vise à relancer la filière nucléaire et à garantir une source d’énergie bas carbone. Le réacteur AP 1000 est une conception moderne, réputée pour ses avancées en matière de sécurité et d’efficacité.
À ce stade, les détails précis du calendrier de construction et des sites d’implantation des nouvelles centrales n’ont pas été divulgués. Cependant, cette annonce est perçue comme un signal fort de soutien à l’énergie nucléaire, après des années de stagnation et d’incertitude.
Chiffres clés
- Investissement total : 80 milliards de dollars (environ 73,5 milliards d’euros)
- Nombre de réacteurs prévus : 10
- Type de réacteur : AP 1000
Contexte
Le premier mandat de Donald Trump avait été marqué par une politique favorable aux énergies fossiles, notamment au gaz de schiste, au détriment des énergies renouvelables et du nucléaire. Cette orientation avait entraîné des difficultés financières pour de nombreuses entreprises du secteur nucléaire.
Ce qui change
L’investissement annoncé par l’administration Trump marque un changement de cap en faveur de l’énergie nucléaire. Il devrait permettre de créer des emplois dans le secteur, de moderniser le parc de centrales existant et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Prochaines étapes
Il faudra suivre de près l’évolution du projet, notamment la sélection des sites d’implantation des nouvelles centrales et l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires. La collaboration entre le gouvernement américain, Westinghouse, Brookfield et Cameco sera également un élément clé de la réussite de ce plan.
À lire aussi
